Guide pratique

Bracelet anti-chute pour personne âgée : guide complet

Fonctionnement, prix, abonnement, aides, pharmacie, GPS, étanchéité et limites : ce guide compare les principaux formats de bracelets anti-chute avant de présenter les alternatives sans dispositif porté.

Publié le 18 juin 2026 Mis à jour le 19 juin 2026 Temps de lecture : 14 minutes
Dylan Fournier Spécialiste marketing digital chez Domalys — rédaction et documentation des sources

Réponse rapide

Un bracelet anti-chute est un dispositif porté au poignet, souvent relié à une solution de téléassistance. Certains modèles comportent uniquement un bouton SOS ; d’autres analysent les mouvements afin de déclencher automatiquement une alerte après une chute lourde ou brutale. Aucun bracelet ne garantit la détection de toutes les chutes, notamment lorsqu’il s’agit d’un glissement lent ou d’une chute amortie.

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hospitalisations en lien avec une chute ont été recensées en France en 2024 chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

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décès en lien avec une chute ont été recensés en 2024 chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

Source : Santé publique France, données françaises 2024 publiées en mars 2026 . Ces chiffres concernent l’ensemble des chutes des personnes de 65 ans et plus, et non les seuls utilisateurs de bracelets.

Qu’est-ce qu’un bracelet anti-chute ?

Un bracelet anti-chute est un dispositif porté qui transmet une alerte manuelle ou automatique. Il ne prévient pas mécaniquement la chute : il vise surtout à réduire le délai avant l’assistance.

Le bracelet anti-chute, également appelé bracelet détecteur de chute, bracelet d’alarme ou bracelet de téléassistance, est un équipement électronique porté au poignet. Sa fonction principale n’est pas d’empêcher la personne de tomber, mais d’accélérer la transmission d’une alerte lorsqu’une situation critique survient.

Tous les bracelets n’offrent cependant pas les mêmes fonctions. Il faut distinguer un bouton d’appel manuel d’un système comprenant une détection automatique.

Bracelet avec bouton SOS

La personne doit appuyer sur le bouton pour joindre un proche, un établissement ou une plateforme d’assistance.

Bracelet avec détection automatique

Des capteurs analysent les mouvements et peuvent déclencher une alerte sans action volontaire lorsqu’un scénario de chute est reconnu.

Montre connectée avec alerte

Elle peut combiner heure, appel, localisation, bouton SOS et détection de chute selon le matériel et la connectivité disponibles.

Médaillon de téléassistance

Porté autour du cou, il reprend souvent le principe du bouton d’appel et, pour certains modèles, une détection automatique.

À retenir

L’appellation commerciale « bracelet anti-chute » ne signifie pas que l’équipement prévient mécaniquement la chute. Le terme précis est généralement « bracelet détecteur de chute » ou « bracelet d’alerte ».

Comment le bracelet détecte-t-il une chute ?

Un bracelet automatique analyse généralement l’accélération, la position, l’impact et parfois l’immobilité. L’alerte est envoyée uniquement lorsque la séquence observée correspond aux règles prévues par le fabricant.

Le fonctionnement varie selon les fabricants. Les modèles automatiques associent généralement plusieurs données issues de capteurs : accélération, changement de position, perte de verticalité, impact ou période d’immobilité. Un algorithme confronte ces signaux à un scénario de chute prédéfini.

Mouvement inhabituel

Le capteur repère une accélération ou un changement rapide de position.

Analyse de l’événement

Le dispositif vérifie si la séquence correspond à son modèle de chute.

Délai de confirmation

Certains bracelets vibrent ou attendent quelques secondes avant l’envoi.

Transmission de l’alerte

L’alerte est envoyée à un centre d’écoute, à des proches ou à des équipes.

La transmission peut dépendre d’un boîtier installé au domicile, d’un réseau mobile, d’une carte SIM, d’une application ou d’une infrastructure de téléassistance. Le périmètre de fonctionnement doit donc être vérifié : uniquement dans le logement, autour du domicile ou également à l’extérieur.

Le bracelet détecte-t-il toutes les chutes ?

Non. Les chutes brutales sont souvent plus faciles à reconnaître que les glissements progressifs, les descentes amorties ou les situations sans impact marqué. Les performances dépendent du modèle et des conditions réelles d’utilisation.

Non. La détection dépend du type de chute, du mouvement enregistré, de la position du bras et des seuils retenus par le fabricant. Les offres de téléassistance précisent fréquemment que la détection automatique cible principalement les chutes lourdes ou brutales.

Chute brutale avec impact

Elle produit généralement des variations de mouvement plus faciles à distinguer d’un geste quotidien.

Glissement progressif

Une descente lente contre un lit, un mur ou un fauteuil peut générer peu d’accélération et ne pas déclencher l’alarme.

Chute amortie

La personne peut se retenir ou accompagner sa chute, ce qui réduit l’impact enregistré par le capteur.

Bracelet absent ou mal porté

Aucun événement ne peut être analysé lorsque le dispositif n’est pas au poignet, est déchargé ou se trouve hors de sa zone de connexion.

Le bouton manuel reste donc important lorsque la personne est consciente et capable de l’actionner. À l’inverse, il ne répond pas aux situations dans lesquelles elle est désorientée, inconsciente, immobilisée ou incapable d’atteindre le bouton.

Quels sont les avantages du bracelet ?

Le bracelet est surtout pertinent lorsqu’une personne accepte de le porter et a besoin d’un moyen d’appel mobile. Selon le modèle, il peut associer bouton SOS, détection automatique, téléassistance et localisation.

Le bracelet détecteur de chute répond bien à certains usages, notamment au domicile d’une personne autonome qui accepte de le porter au quotidien.

  • Format individuel : il accompagne la personne dans sa zone de fonctionnement.
  • Bouton accessible : l’utilisateur peut demander de l’aide en cas de malaise ou d’inquiétude.
  • Alerte automatique possible : certains modèles réagissent même sans pression sur le bouton.
  • Téléassistance : le bracelet peut être relié à un centre d’écoute disponible en continu.
  • Mobilité : certaines montres intègrent une connexion mobile et une localisation.
  • Discrétion : le format peut être plus facilement accepté qu’un équipement médical visible.

Le bracelet est donc particulièrement cohérent lorsque le besoin principal consiste à maintenir un canal d’appel portable entre la personne et un service d’assistance.

Quelles sont les limites d’un bracelet ?

Au domicile comme en établissement, un bracelet dépend du port réel, de la batterie, de la couverture réseau, du type de chute et de la capacité de la personne à utiliser ou accepter le dispositif.

La capacité technique à détecter une chute ne suffit pas. Le dispositif doit rester au poignet, être chargé, fonctionner dans sa zone de couverture et transmettre l’alerte au bon interlocuteur. En EHPAD, ces contraintes s’ajoutent à la gestion d’un parc de plusieurs appareils.

Principales limites opérationnelles d’un bracelet anti-chute
Point à contrôler Conséquence possible Question opérationnelle
Port quotidien Le résident peut retirer, oublier ou refuser le bracelet. Qui vérifie sa présence, notamment au coucher ?
Recharge Une batterie vide rend la détection ou la transmission indisponible. Quelle procédure garantit la charge de chaque appareil ?
Cognition Le bouton manuel peut être incompris ou inaccessible après une chute. Le système reste-t-il utile sans action du résident ?
Chute progressive Un glissement ou une chute amortie peut ne pas franchir les seuils. Quels scénarios ont été testés par le fournisseur ?
Faux positifs Des alertes non pertinentes peuvent augmenter la charge des équipes. Peut-on ajuster les paramètres et suivre les alertes ?
Parc matériel Chaque bracelet doit être affecté, nettoyé et maintenu. Qui pilote les appareils et les remplacements ?

Ces limites ne rendent pas le bracelet inutile. Elles montrent qu’un dispositif porté doit être évalué en fonction du profil des résidents et des contraintes organisationnelles, pas uniquement à partir de sa fiche technique.

Combien coûte un bracelet anti-chute ?

Il n’existe pas de tarif unique. Le coût peut associer l’achat ou la location du matériel, un abonnement de téléassistance, une carte SIM, des frais d’installation et la maintenance.

Un prix bas ne signifie pas nécessairement que le service est complet. Il faut identifier qui reçoit l’alerte, qui tente de joindre la personne, qui contacte les proches ou les secours et si le matériel fonctionne uniquement au domicile ou également à l’extérieur.

Éléments à intégrer dans le coût total
Formule Coûts possibles Service associé
Bracelet sans abonnement Achat, carte SIM, application et maintenance Appel direct vers des proches selon le modèle
Téléassistance à domicile Abonnement et parfois installation Centre d’écoute, protocole et contacts de proximité
Téléassistance mobile Abonnement, réseau mobile et options GPS Protection au-delà du logement selon la couverture
Solution en établissement Matériel, infrastructure, licences et accompagnement Alertes intégrées à l’organisation des équipes

Repère tarifaire public au 19 juin 2026

À titre d’exemple, La Poste affiche une option bracelet détecteur de chute à 6,90 € TTC par mois, une téléassistance à domicile à partir de 32,80 € TTC par mois et une formule mobilité à partir de 40,80 € TTC par mois. Des frais d’installation de 49 € TTC sont également indiqués. Ces montants ne constituent pas une moyenne du marché et peuvent évoluer.

Source : grille publique La Poste consultée le 19 juin 2026 .

Avec ou sans abonnement : que choisir ?

Bracelet avec abonnement

Une plateforme de téléassistance reçoit l’alerte, tente d’entrer en contact avec la personne et applique le protocole prévu.

Bracelet sans abonnement

L’appareil contacte directement un ou plusieurs proches. Leur disponibilité et leur capacité à organiser l’intervention deviennent déterminantes.

Existe-t-il des aides ou un remboursement ?

Un bracelet acheté seul n’est pas automatiquement remboursé. En revanche, une prestation de téléassistance peut être intégrée à certaines aides ou ouvrir droit, sous conditions, à un crédit d’impôt pour services à la personne.

APA à domicile

Les dépenses de téléassistance peuvent être inscrites dans le plan d’aide lorsque la personne relève des GIR 1 à 4.

Caisses de retraite

Certaines caisses proposent une aide après évaluation, notamment lors d’un retour à domicile après hospitalisation.

Mairie ou CCAS

Une participation locale aux frais d’installation ou d’abonnement peut exister selon la commune et la situation de la personne.

Crédit d’impôt

Les services à la personne éligibles peuvent ouvrir droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses réellement supportées, dans les limites fiscales.

Point de contrôle

Vérifiez que la prestation, l’organisme et la situation du bénéficiaire respectent les conditions en vigueur. Les aides perçues doivent être déduites des dépenses déclarées pour calculer l’avantage fiscal.

Sources : Portail national pour les personnes âgées et impots.gouv.fr .

Peut-on acheter un bracelet en pharmacie ?

Certains dispositifs d’alerte peuvent être proposés en pharmacie ou parapharmacie, mais l’achat du matériel ne garantit pas l’existence d’un centre d’écoute, d’une carte SIM, d’une détection automatique ou d’un protocole d’intervention.

Avant d’acheter, demandez précisément ce qui est inclus : simple bouton Bluetooth, appel téléphonique autonome, abonnement obligatoire, application pour les proches, géolocalisation, étanchéité, maintenance et remplacement en cas de panne.

  • Qui reçoit l’alerte et dans quel ordre ?
  • Le bracelet fonctionne-t-il sans smartphone ou sans ligne fixe ?
  • La détection automatique est-elle incluse ou seulement le bouton SOS ?
  • Le dispositif peut-il être porté sous la douche ?
  • Une assistance humaine est-elle disponible 24 h/24 et 7 j/7 ?

Bracelet, montre ou médaillon : que choisir ?

Le bracelet privilégie la simplicité, la montre ajoute souvent mobilité et GPS, tandis que le médaillon peut être plus facile à porter pour certaines personnes. Le bon format est celui qui sera réellement accepté et utilisé.

Différences entre les principaux dispositifs portés
Format Atout principal Point de vigilance
Bracelet SOS Bouton généralement accessible au poignet Nécessite une action volontaire si aucune détection n’est intégrée
Bracelet automatique Peut envoyer une alerte après certains scénarios de chute Ne reconnaît pas nécessairement les chutes progressives
Montre GPS Mobilité, appel et localisation selon le modèle Recharge, réseau mobile et interface parfois plus complexe
Médaillon Port autour du cou et bouton de grande taille possible Acceptabilité, balancement et oubli du dispositif

Quels critères vérifier avant de choisir ?

Le bon choix repose sur neuf points : scénarios détectés, bouton manuel, étanchéité, autonomie, zone couverte, destinataire des alertes, annulation, traçabilité et acceptabilité.

01 Type de détection

Demander quelles chutes sont détectées et lesquelles peuvent être manquées.

02 Bouton manuel

Vérifier sa taille, son accessibilité et la simplicité de son utilisation.

03 Étanchéité

Contrôler les conditions d’utilisation dans la salle de bain ou sous la douche.

04 Autonomie

Comparer la durée de batterie, la recharge et les alertes de niveau faible.

05 Zone couverte

Distinguer domicile, jardin, établissement et déplacements extérieurs.

06 Destinataire

Identifier qui reçoit l’alerte et dans quel délai une action est engagée.

07 Annulation

Vérifier si l’utilisateur peut annuler facilement une fausse alerte.

08 Traçabilité

Demander si les alertes et événements peuvent être consultés et analysés.

09 Acceptabilité

Tester le confort, le poids, la stigmatisation perçue et le consentement.

Quel bracelet choisir selon le profil ?

Le choix dépend moins de l’âge que du lieu de vie, de la mobilité, des capacités cognitives, de l’aptitude à appuyer sur un bouton et de l’acceptation du dispositif.

Senior autonome vivant seul

Un bouton SOS ou une téléassistance à domicile peut suffire si la personne comprend le dispositif et le porte régulièrement.

Personne active à l’extérieur

Une montre ou un bracelet mobile avec réseau cellulaire et localisation peut mieux couvrir les déplacements.

Troubles cognitifs ou désorientation

Une détection automatique ou environnementale évite de dépendre uniquement d’une action volontaire après la chute.

Refus ou oubli du bracelet

Une solution installée dans l’environnement peut être plus cohérente qu’un objet porté de manière irrégulière.

Risque sous la douche

L’indice d’étanchéité et les conditions exactes d’utilisation dans l’eau doivent être vérifiés dans la documentation du modèle.

Levers nocturnes fréquents

La détection seule peut être complétée par un éclairage automatique du trajet lit-toilettes.

Quel dispositif semble le plus adapté ?

Répondez à cinq questions pour obtenir une orientation indicative. Le résultat ne remplace ni une évaluation médicale ni l’analyse détaillée des offres.

1. Où vit principalement la personne ?
2. Faut-il couvrir les sorties ?
3. Le bracelet sera-t-il porté chaque jour ?
4. La personne peut-elle appuyer après une chute ?
5. Les levers nocturnes sont-ils fréquents ?

Quelles alternatives existent sans bracelet ?

Les alternatives environnementales déplacent la détection dans la chambre ou le logement. Elles peuvent utiliser l’infrarouge, le radar, l’acoustique ou l’analyse vidéo, avec des compromis différents en matière d’intimité et de couverture.

Lorsqu’un résident ne peut pas ou ne souhaite pas porter un équipement, la détection peut être déplacée dans l’environnement. Plusieurs familles de technologies existent, avec des niveaux différents de prévention, de détection et d’intrusion.

Comparaison des principales technologies de détection
Technologie Dispositif porté Fonction principale Point de vigilance
Bracelet ou médaillon Oui Bouton SOS et détection selon le modèle Dépend du port, de la charge et du scénario de chute
Caméra avec analyse Non Analyse visuelle de la chambre Vie privée, acceptabilité et gouvernance des images
Radar ou capteur radio Non Analyse de mouvements et de trajectoires Configuration de la pièce et gestion des alertes
Veille acoustique Non Détection de sons ou situations acoustiques Environnement sonore et nature des événements détectés
Capteurs infrarouges Non Analyse de mouvements sans image vidéo Positionnement des capteurs et règles de détection
Éclairage automatique Non Prévention lors du lever nocturne Ne transmet pas nécessairement une alerte de chute

Une technologie n’est pas systématiquement supérieure aux autres. Le choix dépend du lieu de vie, du profil de la personne, du besoin de mobilité, du niveau d’assistance attendu et de l’organisation des professionnels.

Bracelet ou détecteur en chambre en EHPAD ?

Le bracelet accompagne la personne ; le détecteur en chambre sécurise un espace. En EHPAD, la seconde approche peut être mieux adaptée lorsque le résident retire les dispositifs portés ou ne peut pas déclencher lui-même l’alerte.

Pour un senior autonome vivant à domicile, un bracelet relié à la téléassistance peut offrir un canal d’appel mobile et rassurant. En EHPAD, un détecteur installé dans la chambre peut être plus cohérent lorsque le résident oublie les objets portés, retire son bracelet la nuit ou n’est pas en mesure d’appuyer sur un bouton.

Le besoin dépasse parfois la seule détection

Une chute nocturne peut commencer avant l’impact : réveil, lever dans l’obscurité, désorientation, recherche des toilettes et perte d’équilibre. Une solution de chambre peut donc associer l’éclairage du lever, l’analyse d’une situation anormale et la transmission d’une alerte.

Bracelet anti-chute ou Aladin+® : différences principales
Critère Bracelet anti-chute Aladin+®
Objet à porter Oui, au poignet ou sous une forme équivalente Non, la solution est installée dans la chambre
Action volontaire Nécessaire pour le bouton SOS ; automatique selon le modèle La détection et la notification ne reposent pas sur un bouton résident
Recharge individuelle Selon le modèle et son alimentation Aucun bracelet individuel à recharger
Mobilité hors de la chambre Possible selon la portée et la connectivité Usage centré sur la chambre équipée
Lever nocturne Le bracelet n’éclaire généralement pas le chemin Éclairage automatique lorsque la luminosité est insuffisante
Vie privée Pas de caméra nécessaire Fonctionnement sans caméra, avec capteurs infrarouges
Aladin+ installé dans une chambre EHPAD comme alternative au bracelet anti-chute
Exemple de solution environnementale installée dans la chambre, sans bracelet porté par le résident.

Aladin+® est conçu pour les chambres d’EHPAD. La solution utilise des capteurs infrarouges, fonctionne sans caméra et sans bracelet, éclaire automatiquement lorsque la luminosité est insuffisante et transmet des notifications aux équipes. Aladin+® ne remplace pas toutes les solutions de téléassistance. En revanche, dans une chambre d’EHPAD, il répond précisément aux situations où le résident ne porte pas de bracelet, ne peut pas appuyer sur un bouton ou se lève la nuit dans l’obscurité.

Retour terrain Domalys au CHU de Poitiers

Dans un EHPAD équipé d’Aladin+®, Domalys rapporte 70 chutes détectées sur trois mois. Les délais d’intervention observés après l’alerte étaient compris entre 30 secondes et 3 minutes.

70

chutes détectées sur la période observée de trois mois.

30 s à 3 min

délais d’intervention observés après les alertes.

Retour terrain local présenté par Domalys. Ces résultats dépendent du contexte, du déploiement, des résidents et des pratiques de l’établissement ; ils ne constituent pas une performance garantie ou généralisable.

Pour comparer plus largement les approches, consultez également notre comparatif des détecteurs de chute en EHPAD.

Quelle solution retenir selon la situation ?

Il n’existe pas de solution universelle. Le choix doit partir du lieu de vie, de la mobilité, des capacités cognitives, de l’acceptation du dispositif et de l’organisation prévue après l’alerte.

Aide au choix selon le contexte d’utilisation
Situation principale Option à étudier Raison
Senior autonome à domicile Bracelet ou montre de téléassistance Canal d’appel portable et accompagnement à distance
Déplacements fréquents à l’extérieur Montre ou badge mobile avec géolocalisation Fonctionnement au-delà du logement selon la couverture
Personne incapable d’appuyer sur un bouton Détection automatique portée ou environnementale L’alerte ne dépend pas uniquement d’une action volontaire
Refus ou oubli des dispositifs portés Solution installée dans l’environnement Le fonctionnement ne dépend pas de la présence d’un bracelet
Risque lors des levers nocturnes Éclairage automatique et détection en chambre Agir dès le lever, avant une éventuelle chute
Projet global d’établissement Comparatif et test en conditions réelles Évaluer alertes, acceptabilité et charge opérationnelle

Approfondir la prévention des chutes

La détection n’est qu’un maillon du plan antichute. L’aménagement, l’éclairage, le protocole d’intervention, l’analyse des événements et le suivi des résidents doivent fonctionner ensemble.

Questions fréquentes

Un bracelet anti-chute empêche-t-il de tomber ?

Non. Malgré son nom courant, un bracelet anti-chute ne bloque pas physiquement la chute. Il sert à déclencher une alerte manuelle ou à détecter automatiquement certains événements compatibles avec une chute.

Quelle différence entre bouton SOS et détecteur automatique ?

Le bouton SOS exige une action volontaire. Le détecteur automatique analyse les mouvements et peut envoyer une alerte sans pression sur le bouton lorsqu’un scénario correspondant à ses paramètres est reconnu.

Le bracelet détecte-t-il une chute molle ?

Pas systématiquement. Une chute molle, un glissement ou une descente amortie peut produire peu d’accélération ou d’impact. Il faut demander au fournisseur quels scénarios sont effectivement couverts et testés.

Combien coûte un bracelet anti-chute ?

Le coût dépend du matériel, de l’abonnement, de la connectivité, du centre d’écoute, de l’installation et de la maintenance. Il faut comparer le coût total du service et non le seul prix du bracelet.

Existe-t-il des bracelets sans abonnement ?

Oui. Certains appareils contactent directement des proches via le réseau mobile. Sans plateforme de téléassistance, il faut cependant organiser la disponibilité des destinataires et le protocole d’intervention.

Le bracelet anti-chute est-il remboursé ?

Le bracelet acheté seul n’est pas automatiquement remboursé. Une prestation de téléassistance peut toutefois être intégrée à l’APA, soutenue par certaines caisses ou collectivités, ou ouvrir droit sous conditions au crédit d’impôt pour services à la personne.

Peut-on acheter un bracelet anti-chute en pharmacie ?

Certains dispositifs peuvent être proposés en pharmacie ou parapharmacie. Il faut vérifier si le prix inclut uniquement le matériel ou également la carte SIM, la détection automatique, l’application et le service de téléassistance.

Le bracelet fonctionne-t-il hors du domicile ?

Cela dépend du modèle. Un bracelet relié uniquement à un boîtier domestique peut avoir une portée limitée. Une montre ou un badge mobile avec connexion cellulaire peut fonctionner à l’extérieur, sous réserve de couverture réseau.

Un bracelet anti-chute fonctionne-t-il sans Internet ?

Certains systèmes utilisent une ligne fixe, un boîtier cellulaire ou une carte SIM et ne dépendent pas du Wi-Fi du logement. Les conditions de connexion doivent être vérifiées pour chaque offre.

Un bracelet anti-chute peut-il être porté sous la douche ?

Seulement si le fabricant autorise explicitement cet usage. Il faut contrôler l’indice d’étanchéité, la profondeur, la durée d’immersion et les limites indiquées dans la notice.

Quel bracelet choisir pour une personne désorientée ?

Lorsque la personne peut oublier le bracelet ou ne pas comprendre le bouton, une détection automatique ou une solution environnementale peut être plus adaptée qu’un dispositif reposant uniquement sur une action volontaire.

Un bracelet anti-chute est-il adapté à l’EHPAD ?

Il peut convenir à certains résidents, mais il faut intégrer le port réel, la recharge, l’acceptabilité, la cognition et la gestion du parc. Une solution sans dispositif porté peut être plus adaptée à certaines chambres et situations.

Quelle alternative existe sans bracelet ni caméra ?

Des solutions environnementales utilisent notamment l’infrarouge, le radar ou l’acoustique. Aladin+ utilise des capteurs infrarouges pour analyser les mouvements en chambre, sans filmer le résident et sans objet à porter.

Comment comparer deux bracelets détecteurs de chute ?

Comparez les chutes détectées, le bouton manuel, l’autonomie, l’étanchéité, la portée, la connectivité, le destinataire des alertes, le délai de traitement, l’annulation des fausses alertes et le coût total du service.

Méthode et sources

Le contenu distingue les informations institutionnelles, les tarifs publics datés, les caractéristiques annoncées par les fournisseurs et les retours terrain Domalys. Aucun taux universel de détection n’est présenté, car les performances varient selon les capteurs, les algorithmes, les scénarios testés et l’usage réel.

Évaluer une solution sans bracelet en EHPAD

Domalys peut analyser avec votre établissement les usages de la chambre, les levers nocturnes, les contraintes d’alerte et l’acceptabilité avant une démonstration d’Aladin+®.

Contenu informatif. Les capacités de détection, la portée, l’autonomie et les modalités d’alerte varient selon les fabricants et les configurations.