Comparatif EHPAD · Détection de chute

Comparatif détecteurs de chute EHPAD

Appel malade, bracelet, montre, caméra, radar, capteur 3D, infrarouge, veille acoustique, Wi-Fi sensing ou solution non portée : comparez leurs usages, les données traitées, les limites et les situations auxquelles chaque technologie répond.

Réponse directe

Quel détecteur choisir pour un EHPAD ?

Le meilleur dispositif dépend du profil du résident, de la configuration de la chambre, de sa capacité à appeler, de l’acceptabilité d’un dispositif porté, du type d’événement à détecter et des données que l’établissement accepte de traiter. Aucune technologie ne répond seule à toutes les situations.

L’appel malade reste indispensable, mais il peut être insuffisant lorsque le résident chute sans témoin, est désorienté ou ne peut pas appuyer. Une solution automatique peut alors compléter le dispositif existant. Consultez aussi la page appel malade et chute en EHPAD.

Prévenir, détecter ou alerter : trois fonctions

Les solutions ne jouent pas toutes le même rôle. Certaines aident à éviter le risque, d’autres identifient un événement et d’autres transmettent seulement une demande d’aide.

Avant

Prévenir la chute

Éclairage automatique, sécurisation du trajet, réduction des obstacles et accompagnement du lever peuvent agir avant l’impact.

Pendant

Détecter un événement

Radar, infrarouge, caméra, capteur 3D, acoustique ou objets portés peuvent identifier certains scénarios selon leur technologie.

Après

Transmettre une alerte

L’appel malade, une passerelle ou un système intégré transmet l’information aux équipes pour déclencher l’intervention.

Outil : orienter le choix du détecteur

Sélectionnez les contraintes principales pour obtenir une orientation indicative, une alternative et les points à vérifier avant tout déploiement.

Votre contexte

Orientation recommandée

Complétez les critères puis lancez l’outil pour afficher une orientation, une alternative et les points de vigilance.

Technologie la plus cohérente

    Score indicatif fondé sur les réponses sélectionnées. Il ne mesure pas les performances cliniques des technologies et ne remplace pas un audit de chambre, un essai terrain ni l’analyse des données techniques du fabricant.

    Tableau comparatif des technologies

    Ce tableau compare les principales familles de dispositifs selon leur fonctionnement réel, les données traitées et leur rôle avant ou après une chute.

    Technologie Usage principal Agit avant la chute Détection automatique Dépend du son Dépend du port Capte image ou son Limite principale Profils ou lieux adaptés
    Appel malade Alerte volontaire déclenchée par le résident. Non Non Non Parfois Non Le résident doit pouvoir atteindre et déclencher l’appel. Socle général, en complément d’une détection automatique.
    Bracelet ou pendentif Déclenchement volontaire ou détection de mouvement selon le modèle. Non Variable Non Oui Non Oubli, retrait, refus, recharge ou mauvais port. Résidents autonomes et observants.
    Montre connectée Analyse de mouvement, bouton et parfois détection automatique. Non Variable Non Oui Non Recharge, observance et compatibilité avec les usages. Profils autonomes habitués aux objets connectés.
    Caméra ou analyse vidéo Analyse visuelle de la chambre ou d’une zone. Non Oui Non Non Image Intimité, acceptabilité, accès aux images et cadre de protection des données. Situations où le contexte visuel est jugé prioritaire.
    Radar Analyse des mouvements et de la présence dans une zone. Variable Oui Non Non Aucun Champ de détection, paramétrage et configuration de la chambre. Chambres, sanitaires ou zones définies selon l’installation.
    Capteur 3D Analyse spatiale des volumes et postures sans image vidéo classique. Variable Oui Non Non Données 3D Angle de vue, zones masquées et interprétation des données. Chambres et espaces où la géométrie est maîtrisée.
    Infrarouge Détection de présence ou de mouvement par capteur thermique ou passif. Possible Selon système Non Non Aucun Champ couvert, obstacles, réglages et distinction entre mouvements. Levers nocturnes, présence et scénarios de chambre.
    Veille acoustique Analyse de sons associés à un appel à l’aide, une chute ou une détresse. Non Oui Oui Non Son Dépendance à un signal sonore identifiable et questions sur le traitement des extraits. Chambres où plusieurs types de détresse sonore doivent être surveillés.
    Wi-Fi sensing Analyse des variations du signal Wi-Fi liées aux mouvements. Variable Oui Non Non Aucun Infrastructure réseau, calibration, interférences et maturité des usages. Sites disposant d’une couverture réseau maîtrisée.
    Aladin+® Éclairage nocturne, détection de certaines situations anormales et alerte. Oui Oui Non Non Aucun Installation, configuration et intégration au protocole de l’établissement. Chambres à risque, levers nocturnes et profils peu observants.

    Quelles données sont traitées ?

    La comparaison ne doit pas se limiter à la présence ou à l’absence d’une caméra. Il faut vérifier précisément les données captées, conservées, transmises et accessibles.

    Technologie Image Son Mouvement Dispositif porté Questions à poser au fournisseur
    CaméraOuiParfoisOuiNonEnregistrement, accès, durée de conservation, hébergement, zones filmées.
    Veille acoustiqueNonOuiNonNonExtraits conservés, traitement local ou distant, durée, hébergement, droits d’accès.
    RadarNonNonOuiNonDonnées transmises, zones couvertes, historique et précision du capteur.
    Capteur 3DDonnées spatialesNonOuiNonNature exacte des données, restitution, conservation et accès aux représentations.
    InfrarougeNonNonOuiNonChamp de détection, données historisées et mode de transmission des alertes.
    Bracelet ou montreNonNonOuiOuiIdentifiants, localisation éventuelle, historique, batterie et données personnelles.
    Wi-Fi sensingNonNonOuiNonInfrastructure, traitement du signal, hébergement, calibration et journalisation.
    Aladin+®NonNonOuiNonHistorique des alertes, intégration au système existant et modalités de maintenance.

    Quelle technologie selon la situation ?

    Une chute sonore, une chute silencieuse, un glissement ou un lever nocturne ne sollicitent pas les mêmes capacités techniques.

    Situation Technologies à examiner Point de vigilance
    Chute avec appel à l’aideVeille acoustique, appel malade, solution automatique.Le résident doit parfois pouvoir vocaliser ou déclencher l’alerte.
    Chute silencieuseRadar, infrarouge, capteur 3D, vidéo ou solution de mouvement validée.Les performances dépendent du champ couvert et des scénarios testés.
    Glissement ou chute molleTechnologies explicitement validées pour ce scénario.Ne pas supposer qu’un détecteur de chute brutale identifie aussi un affaissement lent.
    Lever nocturneÉclairage automatique, infrarouge, radar, Aladin+®.Détecter un événement ne signifie pas prévenir le risque lié à l’obscurité.
    Résident désorientéSolution fixe, automatique et non portée.Éviter une réponse dépendante d’un geste volontaire ou d’un objet porté.
    Résident autonomeBracelet, montre, appel malade ou solution fixe.Vérifier l’observance, la recharge et l’acceptation dans la durée.
    Plusieurs détresses à détecterVeille acoustique ou système multisensoriel.Clarifier les événements réellement reconnus et les données sonores traitées.
    Intimité prioritaireRadar, infrarouge, capteur 3D non visuel ou Aladin+®.Examiner aussi les technologies qui captent ou conservent du son.

    Veille acoustique : usages et limites

    La veille acoustique analyse l’environnement sonore afin d’identifier certains appels à l’aide, bruits de chute ou événements de détresse. Elle peut élargir la surveillance au-delà de la chute, mais elle ne répond pas aux mêmes objectifs qu’un capteur de mouvement ou qu’un dispositif de prévention du lever nocturne.

    Points forts

    Détecter plusieurs sons

    Selon les scénarios validés, l’acoustique peut identifier des appels à l’aide, des bruits inhabituels, des détresses respiratoires ou certains événements de chute.

    Limite structurelle

    Dépendre d’un son identifiable

    Une chute silencieuse, un glissement lent ou une immobilité sans vocalisation peuvent être plus difficiles à caractériser uniquement à partir du son.

    Données

    Clarifier la captation sonore

    L’établissement doit vérifier si des extraits sont conservés, pendant combien de temps, où ils sont hébergés, qui peut y accéder et comment ils sont utilisés.

    Prévention

    Détecter ne signifie pas prévenir

    Une solution acoustique peut alerter après un événement sonore, mais elle ne réduit pas directement l’obscurité ni les risques du trajet lit-toilettes.

    Questions à poser aux fournisseurs

    Un comparatif fiable doit aller au-delà des slogans commerciaux. Demandez des réponses précises, documentées et liées à votre configuration réelle.

    Quels scénarios sont validés ?

    Chute brutale, glissement, chute silencieuse, sortie de lit, absence de retour au lit, salle de bain, appel à l’aide.

    Quelles données sont captées ?

    Image, son, mouvement, présence, historique, identité du résident, extraits d’alerte ou localisation.

    Comment sont-elles conservées ?

    Durée, hébergement, accès, suppression, traitement local ou distant et sous-traitants éventuels.

    Quels faux positifs sont observés ?

    Demandez des données terrain, les conditions de mesure et les modalités de reparamétrage.

    Que se passe-t-il en cas de panne ?

    Wi-Fi, alimentation, passerelle, batterie, réseau d’appel malade et procédure de continuité.

    Comment l’alerte est-elle transmise ?

    Smartphone, DECT, appel malade, poste fixe, application, délai, escalade et traçabilité.

    Retour terrain Domalys

    70 chutes détectées en trois mois

    Dans un retour terrain publié avec le CHU de Poitiers, un EHPAD équipé d’Aladin+® a enregistré 70 chutes détectées sur une période de trois mois, avec des délais d’intervention observés compris entre 30 secondes et 3 minutes.

    70 chutesDétectées sur la période présentée dans le retour terrain.
    3 moisDurée d’observation mentionnée dans la publication Domalys.
    30 s à 3 minDélai d’intervention observé après l’alerte.
    CHU de PoitiersÉtablissement cité dans le retour d’expérience.
    Ces données correspondent à un retour d’expérience et ne constituent pas une garantie de résultat. Les performances dépendent de la configuration, du paramétrage, du protocole et de l’organisation de chaque établissement.

    Quand envisager Aladin+® ?

    Après comparaison des technologies, Aladin+® peut être pertinent lorsque l’établissement cherche une solution de chambre non portée, sans caméra, centrée sur les levers nocturnes et l’alerte automatique.

    Situations favorables

    • Levers nocturnes fréquents L’éclairage automatique agit avant la chute.
    • Résidents désorientés La solution ne dépend pas du port d’un objet.
    • Chutes sans témoin L’alerte ne repose pas uniquement sur un appel volontaire.
    • Intimité prioritaire Aucune caméra ni analyse sonore n’est utilisée.
    Positionnement Domalys

    Avant, pendant et après le risque

    Aladin+® ne se limite pas à détecter. La solution accompagne le lever grâce à un éclairage nocturne, identifie certaines situations anormales et transmet une alerte aux équipes.

    • Avant Éclairage doux et progressif du trajet.
    • Pendant Détection de situations configurées dans la chambre.
    • Après Transmission d’une alerte vers les équipes.
    Financement et déploiement

    Comment financer Aladin+® ?

    Selon la situation de l’établissement, Aladin+® peut être financé sur fonds propres, intégré à un programme d’investissement, loué ou étudié dans le cadre d’un CPOM, de crédits non reconductibles, d’un appel à projets ou d’un dispositif territorial.

    Resah

    Un cadre d’achat référencé, sans financement automatique.

    ARS, CNR et CPOM

    Des pistes à étudier selon les priorités territoriales.

    Location

    Une solution pour lisser la dépense et avancer par étapes.

    Expérimentation

    Un premier périmètre pour objectiver les usages et les résultats.

    FAQ sur les détecteurs de chute

    Quel détecteur choisir pour un EHPAD ?

    Le choix dépend du profil du résident, de la configuration de la chambre, de sa capacité à appeler, de l’acceptabilité d’un dispositif porté, du type d’événement à détecter et des données que l’établissement accepte de traiter. Aucune technologie ne répond seule à toutes les situations.

    Une veille acoustique détecte-t-elle toutes les chutes ?

    Non. Elle peut identifier certains appels à l’aide, bruits de chute ou événements de détresse, mais ses performances dépendent de l’existence d’un signal sonore identifiable, de l’environnement de la chambre et des scénarios validés par le fabricant.

    Un bracelet convient-il aux résidents d’EHPAD ?

    Il peut convenir à certains résidents autonomes, mais son efficacité dépend du port réel, de la recharge, de l’acceptation et de la capacité du résident à conserver le dispositif. Pour approfondir, consultez notre guide sur le bracelet anti-chute pour personne âgée.

    Pourquoi éviter une caméra dans la chambre ?

    Une caméra peut apporter un contexte visuel, mais elle soulève des enjeux d’intimité, d’acceptabilité et de protection des données dans un espace privatif.

    L’appel malade suffit-il après une chute ?

    Pas toujours. Après une chute, un résident peut être désorienté, inconscient, douloureux ou éloigné du bouton. Une détection automatique peut compléter l’appel malade.

    Quelle technologie pour une chute silencieuse ?

    Une chute silencieuse nécessite plutôt une technologie fondée sur le mouvement, la présence ou l’analyse spatiale, comme le radar, l’infrarouge, certains capteurs 3D ou une solution spécifiquement validée pour ce scénario.

    Pourquoi choisir une solution non portée ?

    Une solution non portée ne dépend pas de l’oubli, du retrait, du refus ou de la recharge d’un bracelet, d’une montre ou d’un médaillon.

    Aladin+® utilise-t-il une caméra ou un microphone ?

    Non. Aladin+® est une solution sans caméra, sans analyse sonore et sans dispositif porté. Elle associe éclairage nocturne, détection de certaines situations anormales et alerte aux équipes.

    Comment financer Aladin+® en EHPAD ?

    Selon la situation de l’établissement, Aladin+® peut être financé sur fonds propres, intégré à un programme d’investissement, loué ou présenté dans un dossier relevant d’un CPOM, de crédits non reconductibles, d’un appel à projets ou d’un dispositif territorial. Le Resah facilite l’achat mais ne constitue pas une subvention. Consultez la page dédiée au financement d’Aladin+®.

    Informations éditoriales

    Cette page comparative a été structurée pour aider les établissements à comparer les familles de technologies, les données traitées, les limites d’usage et les situations terrain avant de choisir un dispositif. Dernière mise à jour : .

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