Hospitalisations annuelles
Le plan antichute national mentionne plus de 100 000 hospitalisations par an liées aux chutes des personnes âgées.
Évaluer, sécuriser, aménager et suivre les indicateurs
Une démarche antichute ne se limite pas à réagir après l’événement. Elle doit repérer les résidents à risque, sécuriser les levers nocturnes, adapter l’environnement et mesurer les résultats. La conduite à tenir après une chute relève d’un protocole séparé, traité dans l’article dédié.
La prévention des chutes en EHPAD repose sur quatre leviers : identifier les résidents à risque, sécuriser les levers nocturnes, adapter l’environnement et suivre des indicateurs pour réduire les récidives.
Sélectionnez la situation la plus fréquente dans votre établissement. L’outil propose une première piste d’action : quoi vérifier, quoi corriger, quel indicateur suivre et quelle ressource Domalys consulter. Il ne remplace pas l’évaluation médicale, soignante ou ergothérapique.
La priorité est de passer d’une réaction événement par événement à un suivi des causes et des récidives.
Cette page traite du plan de prévention avant l’événement : repérage des risques, aménagement, levers nocturnes, équipements et suivi. La conduite à tenir après une chute doit rester portée par l’article protocole, afin d’éviter la cannibalisation SEO.
| Page | Intention principale | Ce qu’elle doit couvrir |
|---|---|---|
| Prévention des chutes | Agir avant l’événement. | Facteurs de risque, chambre, nuit, mobilier, éclairage, indicateurs, déploiement. |
| Protocole chute | Réagir après l’événement. | Premiers gestes, signes de gravité, surveillance, déclaration, traçabilité, analyse des causes. |
Une chute peut entraîner fracture, hospitalisation, peur de remarcher, réduction des déplacements et perte d’autonomie. Le plan national antichute rappelle que les chutes des personnes âgées constituent un enjeu sanitaire, psychologique et social majeur.
Le plan antichute national mentionne plus de 100 000 hospitalisations par an liées aux chutes des personnes âgées.
Les levers nocturnes concentrent obscurité, fatigue, désorientation et absence d’accompagnement immédiat.
Une chute non analysée peut se répéter. Le suivi des circonstances et des actions correctives est central.
La prévention commence par une évaluation structurée croisant l’état clinique, l’autonomie, les antécédents, l’environnement et les moments à risque.
Les chutes nocturnes commencent souvent avant la chute : réveil, désorientation, lever dans l’obscurité, trajet vers les toilettes, perte d’équilibre ou retour au lit.
Le résident se lève seul, sans appeler, parfois sans allumer la lumière ou sans repère clair.
Une alerte rapide peut limiter le temps passé au sol après une chute sans témoin ou sans appel volontaire.
La prévention réduit la probabilité de chute, l’éclairage sécurise le lever et la détection réduit le délai d’alerte lorsque l’événement survient.
| Approche | Objectif | Exemples | Ressource |
|---|---|---|---|
| Prévenir | Réduire la probabilité. | Évaluation, chambre dégagée, aides techniques et mobilier adapté. | Mobilier EHPAD |
| Sécuriser | Rendre le lever lisible. | Éclairage doux, repères visuels et trajet dégagé. | Noctulys® |
| Détecter | Réduire le délai d’alerte. | Alerte automatique en cas de chute sans témoin. | Aladin+® |
| Mesurer | Objectiver l’impact. | Nombre de chutes, temps au sol, coûts et récidives. | Calculateur |
Un plan antichute doit être mesurable. Les indicateurs permettent de prioriser les chambres, repérer les récidives et vérifier si les actions réduisent le risque.
Une démarche efficace doit être pilotée, documentée et réévaluée.
Identifier les résidents et chambres prioritaires.
Suivre les chutes, récidives, lieux et temps mobilisé.
Adapter chambres, éclairage, mobilier et aides techniques.
Déployer les solutions sur les chambres à risque.
Partager les usages, alertes et critères de priorisation.
Comparer les résultats avant et après les actions menées.
Le financement d’un équipement peut être intégré à une démarche globale de prévention, à un programme d’investissement ou à un déploiement progressif. Selon la situation de l’établissement, plusieurs pistes peuvent être étudiées : fonds propres, location, CPOM, crédits non reconductibles, appels à projets ou dispositifs territoriaux portés notamment par une ARS.
Le référencement Resah peut faciliter et sécuriser l’achat pour les établissements éligibles, mais il ne constitue pas une subvention. Chaque piste doit être vérifiée selon le cahier des charges, le calendrier, les dépenses éligibles et les crédits disponibles.
Un cadre d’achat référencé, sans financement automatique.
Des pistes à étudier selon les priorités territoriales.
Une solution pour lisser la dépense et avancer par étapes.
Un premier périmètre pour mesurer les résultats avant extension.
Les solutions techniques complètent l’évaluation du risque, l’aménagement de la chambre, l’éclairage nocturne et le suivi des indicateurs.
Solution de chambre sans caméra et sans dispositif porté pour éclairer le lever, détecter une situation anormale et alerter les équipes.
Éclairage automatique et progressif destiné à sécuriser les levers nocturnes et le trajet dans la chambre.
La prévention des chutes repose sur une approche multifactorielle : repérage du risque, environnement, aides techniques, activité, alerte et suivi.
| Besoin | Page à consulter | Pourquoi |
|---|---|---|
| Conduite après chute | Protocole chute EHPAD | Séparer la réaction post-chute de la prévention. |
| Chute sans témoin | Appel malade et chute | Comprendre les limites de l’appel volontaire. |
| Choix technologique | Comparatif détecteurs de chute | Comparer bracelet, caméra, radar, acoustique et lampe intelligente. |
| Coût des chutes | Calculateur coût des chutes | Objectiver le temps et les coûts mobilisés. |
| Mobilier et chambre | Mobilier EHPAD | Adapter chambre, repas, fauteuils, tables et circulation. |
| Commission interne | Commission chute EHPAD | Suivre les événements, les causes et les actions correctives. |
Il faut combiner une évaluation individuelle, l’adaptation de l’environnement, le maintien des capacités, la formation des équipes, un protocole après chute et une organisation permettant d’alerter rapidement lorsqu’un résident ne peut pas appeler.
Les résidents les plus exposés peuvent présenter des antécédents de chute, une désorientation, des troubles de la marche, une perte de force, des transferts difficiles, des levers nocturnes fréquents ou une difficulté à alerter.
Il faut rendre le trajet plus lisible : éclairage automatique doux, sol dégagé, mobilier stable, appel malade accessible, chaussons adaptés et détection complémentaire si le résident ne peut pas alerter.
Pas toujours. Un résident peut être désorienté, douloureux, inconscient, incapable d’atteindre le dispositif ou de comprendre qu’il doit appuyer. Une détection automatique peut alors compléter l’appel volontaire.
Les indicateurs utiles sont le nombre de chutes, le lieu, l’horaire, les circonstances, le temps passé au sol, les récidives, les hospitalisations, les chambres concernées et les actions correctives réalisées.
Selon la situation de l’établissement, Aladin+® peut être financé sur fonds propres, intégré à un programme d’investissement, loué ou présenté dans un dossier relevant d’un CPOM, de crédits non reconductibles, d’un appel à projets ou d’un dispositif territorial. Le Resah facilite l’achat mais ne constitue pas une subvention. Consultez les
Priorisez les chambres, objectivez le risque, mesurez les événements et choisissez les solutions adaptées aux usages de votre établissement.