Témoignages

Magali, aide-soignante en résidence : « Quand on a fait du bien à une personne, on se sent utile »

Dans une démarche d’anti EHPAD bashing, nous partons aujourd’hui à la rencontre de Magali, aide-soignante dans une résidence située dans la Vienne. Elle nous parle de son quotidien, de la reconnaissance au travail, de la relation avec les résidents et des moyens matériels mis à disposition dans son établissement.

« Quand on a fait du bien à une personne, on se sent utile. »

Comment vous sentez-vous dans votre établissement ?

Magali : Je m’y sens bien. Les horaires sont agréables : on commence tôt le matin, donc on est libres l’après-midi pour la famille.

Y a-t-il quelque chose en particulier qui vous plaît ?

Magali : J’aime le relationnel avec les équipes et mes managers directs. Avec les résidents également : quand on a fait du bien à une personne, on se sent utile. Cela procure une grande satisfaction.

Est-ce que vous êtes fière de votre métier ?

Magali : Je suis heureuse de faire ce métier.

Pouvez-vous me parler de l’équipe ?

Magali : Il n’y a pas une équipe mais 4 équipes qui travaillent ensemble : soins, entretien, animation et restauration. C’est important parce que ces équipes sont complémentaires : l’équipe d’entretien assure le confort et l’hygiène, le soin s’occupe de la santé et du bien-être, l’animation veille à la sociabilité, et la restauration, c’est le plaisir mais aussi la santé.

L’animation fait un travail important, c’est un véritable lien social. Certains résidents n’attendent que la lecture du journal pour avoir des moments ensemble et partager leurs histoires. Notre animatrice a d’ailleurs réalisé un livre sur l’histoire de résidents ayant vécu dans la même ville. Ils partagent leurs vies d’avant et c’est très touchant d’explorer leurs passés.

Pour cela, il faut leur accorder du temps. Le lien se crée doucement quand on est à leur écoute.

On peut aussi parfois prendre moins de distance émotionnelle, ou au contraire essayer de s’en protéger. Des fois, pour se préserver, il est possible de mettre un masque et de voir le résident comme un numéro de chambre. On fait bien notre travail, mais on se protège parce que, quand ils partent, c’est trop difficile. Même si on a intégré dans notre métier que la mort fait partie de la vie.

Comment définissez-vous votre relation avec votre direction ?

Magali : Ils reconnaissent le travail que nous faisons.

Avec la cadre de santé, l’infirmière et les équipes, on s’entend bien. Ce sont elles qui nous donnent les directives au moment des transmissions. Entre elles, elles communiquent bien, tout est clair.

« Matériellement, on est bien équipés pour le soin. »

Diriez-vous que vos efforts sont reconnus et récompensés ?

Magali : C’est auprès des résidents et avec les équipes que je perçois de la reconnaissance.

Avec les résidents, j’ai des liens particuliers. J’ai perdu deux résidentes et, quand elles sont parties, cela m’a énormément affectée. La famille m’a remerciée pour mon investissement. J’avoue même que j’étais effondrée, et c’est la fille d’une de ces deux résidentes qui m’a réconfortée.

Je ne m’engage pas personnellement aussi fortement avec tous les résidents, mais cela reste humain. Il y a des personnes qui me touchent plus que d’autres, et je ne choisis pas vraiment de m’attacher ou pas.

Les familles ont aussi un rôle important en matière de reconnaissance. Elles nous demandent beaucoup de services, nous remercient de le faire et d’apporter de l’attention à leurs proches à leur place.

Mes collègues me témoignent également beaucoup de respect et ne contestent pas ce que je dis ou demande.

Êtes-vous satisfaite des moyens dont vous disposez ?

Magali : Matériellement, on est bien équipés pour le soin :

  • une salle Snoezelen pour les résidents ; lorsqu’un résident est détendu, l’équipe l’est aussi davantage,
  • des lève-personnes,
  • des fauteuils de repos.

Globalement, par rapport à l’établissement, on a un bon standing. On pourrait avoir mieux, mais il faudrait pousser les murs.

Sur une échelle de 0 à 10, à quel point êtes-vous satisfaite de faire votre travail ?

0 = je n’ai jamais le temps / 10 = parfait, je fais tout

Magali : 7/10, parce qu’on peut toujours mieux faire.

À travers ce témoignage, Magali rappelle que le travail en établissement ne se résume pas à la technique. Il repose aussi sur la complémentarité des équipes, le lien humain avec les résidents, la reconnaissance reçue au quotidien et les conditions matérielles qui permettent de bien accompagner.

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Et dans votre établissement ?

Comme Magali, vos équipes font face à des enjeux humains, organisationnels et matériels. Domalys vous accompagne pour sécuriser les résidents et améliorer le quotidien des soignants, sans alourdir les pratiques.



Le témoignage anti-EHPAD bashing : Mme S.
17 novembre 2020