Évaluer le risque
Identifier les résidents les plus exposés : antécédents, troubles de la marche, désorientation, levers nocturnes ou transferts difficiles.
Lire le guide d’évaluationPrévention des chutes en EHPAD
Une méthode en 4 leviers pour sécuriser les résidents
Les chutes en établissement ne relèvent pas d’une seule cause. Elles dépendent du profil du résident, de son environnement, des levers nocturnes, de l’organisation des soins et du délai d’alerte lorsqu’un événement survient. Cette page propose une méthode claire pour évaluer le risque, agir avant la chute, formaliser la conduite à tenir et intégrer les solutions Domalys lorsque cela est pertinent.
Réponse directe
La prévention des chutes en EHPAD repose sur quatre leviers : identifier les résidents à risque, sécuriser les levers nocturnes, adapter l’environnement et alerter rapidement les équipes lorsqu’une chute survient.
Plan d’action
Une stratégie efficace combine l’évaluation individuelle, l’aménagement des espaces, le protocole après chute, l’analyse des causes et le suivi des indicateurs. L’objectif n’est pas seulement d’éviter l’événement, mais aussi de limiter ses conséquences et les récidives.
Identifier les résidents les plus exposés : antécédents, troubles de la marche, désorientation, levers nocturnes ou transferts difficiles.
Lire le guide d’évaluationDéfinir la conduite à tenir : sécuriser, alerter, tracer, déclarer et réévaluer le plan de prévention.
Voir le protocole chuteLa nuit concentre plusieurs facteurs de risque : obscurité, fatigue, envie pressante, troubles cognitifs et absence de témoin.
Comprendre les chutes nocturnesMobilier stable, chambre dégagée, éclairage adapté, circulation lisible et appuis accessibles réduisent les situations dangereuses.
Voir l’aménagement de chambre EHPADLa détection ne remplace pas la prévention, mais elle peut limiter le temps passé au sol après une chute sans témoin.
Découvrir Aladin+®Après une chute, un résident peut être désorienté, douloureux ou incapable d’utiliser l’appel malade.
Compléter l’appel malade en cas de chute sans témoinNombre d’événements, lieux, horaires, récidives, conséquences et délais d’intervention doivent nourrir les actions correctives.
Structurer une commission chuteEnjeu médico-social
Une chute peut entraîner fracture, hospitalisation, perte de confiance, réduction des déplacements et perte d’autonomie. Pour l’établissement, elle mobilise aussi les transmissions, la traçabilité, l’analyse qualité et la coordination des équipes.
Selon la DREES, plus de la moitié des résidents d’EHPAD sont en GIR 1 ou 2. Ce niveau de dépendance impose une prévention personnalisée.
Les levers nocturnes augmentent le risque : baisse de vigilance, obscurité, désorientation et absence d’accompagnement immédiat.
Une chute non analysée peut se reproduire. Le suivi des causes et des actions correctives est donc essentiel.
Évaluation du risque
La prévention commence par une évaluation structurée. Elle doit croiser l’état clinique, l’autonomie, les antécédents, l’environnement de la chambre et les habitudes de vie du résident.
Actions avant l’événement
L’objectif n’est pas d’empêcher tout déplacement. Il s’agit de rendre les gestes du quotidien plus sûrs : lever, transfert, marche, toilette, repas et retour au lit.
La chambre, les couloirs, la salle de bain et les espaces collectifs doivent limiter les obstacles et faciliter les appuis.
Les ateliers de prévention, l’activité physique adaptée et les exercices d’équilibre permettent de conserver la mobilité et la confiance.
Les pratiques doivent être homogènes : repérer les signaux faibles, sécuriser un transfert, transmettre une situation à risque et réagir après l’événement.
Chaque résident a ses habitudes, capacités, peurs et pathologies. Le plan doit être réévalué après une chute ou une évolution clinique.
4. Mobilier et environnement
L’environnement physique joue un rôle direct : hauteur des assises, stabilité des tables, accès aux appuis, circulation en chambre, éclairage, encombrement et facilité des transferts.
Une chambre lisible, dégagée et adaptée limite les obstacles lors des levers, notamment la nuit.
Les passages assis-debout, l’installation à table et le rapprochement du résident sont des moments sensibles.
Les salons, couloirs et espaces d’activité doivent préserver l’autonomie sans créer d’obstacles.
Après une chute
Le protocole chute doit aider les équipes à agir vite, sécuriser le résident, repérer les signes de gravité, tracer l’événement et déclencher l’analyse nécessaire.
| Étape | Objectif | Actions à prévoir |
|---|---|---|
| Sécuriser | Éviter une aggravation immédiate. | Ne pas relever précipitamment, rassurer, évaluer la douleur, vérifier l’état de conscience et rechercher les signes de traumatisme. |
| Alerter | Mobiliser les bons professionnels. | Informer l’infirmier, le médecin selon gravité, l’encadrement et la famille selon la procédure interne. |
| Tracer | Conserver les informations utiles. | Noter l’heure, le lieu, les circonstances, les témoins, l’activité en cours, les conséquences et la conduite tenue. |
| Déclarer | Intégrer l’événement au suivi qualité. | Renseigner l’événement indésirable selon le circuit interne et signaler les événements graves selon les obligations applicables. |
| Réévaluer | Limiter le risque de récidive. | Mettre à jour le plan de prévention, l’environnement, les aides techniques, l’accompagnement et les consignes d’équipe. |
Pour une version détaillée, consultez le guide dédié au protocole chute EHPAD.
Le protocole doit aussi prévoir les situations où le résident ne peut pas déclencher lui-même l’alerte. Voir notre page dédiée : détecter une chute lorsque le résident ne peut pas appeler.
Analyse des causes
L’analyse ne doit pas chercher un responsable. Elle doit identifier les facteurs qui ont rendu la chute possible et transformer l’événement en action corrective.
Levers nocturnes
En chambre, les levers nocturnes concentrent plusieurs facteurs : obscurité, désorientation, envie pressante, fatigue, troubles cognitifs et absence d’accompagnement immédiat.
Le résident se lève sans appeler, parfois sans allumer la lumière. Le risque augmente si le trajet est encombré ou si l’aide technique est mal positionnée.
Une chute sans témoin peut prolonger le temps passé au sol. Une alerte rapide aide les équipes à intervenir plus tôt et à documenter les circonstances.
Aladin+® : détection sans caméra et sans dispositif porté. En chambre d’EHPAD, une solution non portée évite de dépendre d’un bracelet ou d’un pendentif que le résident peut oublier, retirer ou ne pas déclencher.
Aladin+® , associe détection des levers, éclairage progressif et alerte en cas de chute. Il complète l’éclairage nocturne EHPAD, le protocole chute et l’organisation de nuit.
Quand le résident ne peut pas appuyer après une chute nocturne, il faut aussi analyser les limites de l’appel malade face aux chutes en EHPAD.
Appel malade et chute sans témoin
L’appel malade reste indispensable en EHPAD, mais il repose souvent sur une action volontaire du résident. Après une chute, cette action peut ne pas avoir lieu : désorientation, douleur, malaise, perte de connaissance ou impossibilité d’atteindre la poire d’appel.
Le résident peut rester au sol sans que l’équipe soit immédiatement informée, notamment la nuit ou entre deux passages.
Après la chute, certains résidents ne comprennent pas la situation, oublient d’appuyer ou ne parviennent pas à utiliser le dispositif.
Une solution de détection peut compléter l’appel malade lorsqu’un résident ne peut pas déclencher lui-même l’alerte.
À intégrer au plan antichute : l’appel malade doit rester accessible, mais il faut aussi prévoir les scénarios où il ne sera pas utilisé.
Consultez la page dédiée pour savoir quand compléter l’appel malade en cas de chute sans témoin.
Prévenir, éclairer, détecter
Ces actions sont complémentaires. La prévention réduit le risque en amont, l’éclairage sécurise le lever et la détection permet d’alerter lorsqu’une chute ou une situation critique survient.
| Approche | Objectif | Exemples d’actions | Solution Domalys associée |
|---|---|---|---|
| Prévenir | Réduire la probabilité de chute. | Évaluation du risque, chambre dégagée, mobilier adapté, activité physique, transmissions ciblées. | Mobilier EHPAD, Modulys®, Fauteuil Confort® |
| Sécuriser le lever | Rendre le déplacement nocturne plus lisible. | Éclairage doux, chemin lit-toilettes lisible, objets utiles à portée, appel malade accessible. | Noctulys® et Aladin+® |
| Détecter | Réduire le délai d’alerte après une chute. | Alerte automatique, suivi des situations à risque, analyse des événements nocturnes, chute sans témoin. | Aladin+® et page appel malade chute EHPAD |
| Analyser | Éviter les récidives. | CREX, RMM, méthode ALARM, réévaluation du plan d’action. | Protocole chute et évaluation du risque |
Un détecteur de chute ne prévient pas toutes les chutes. Il réduit surtout le délai d’alerte et le temps passé au sol. Il devient utile dans une démarche globale lorsqu’il nourrit l’analyse des causes et les actions correctives.
Pour comparer les solutions disponibles, consultez le comparatif des détecteurs de chute pour EHPAD. Pour comprendre quand l’appel malade devient insuffisant, consultez la page appel malade et détection automatique des chutes.
Donnée terrain Domalys
Une démarche qualité doit s’appuyer sur des éléments concrets : fréquence des chutes, horaires sensibles, chambres prioritaires, délai d’intervention, circonstances récurrentes et actions effectivement mises en place.
Dans un EHPAD équipé d’Aladin+® au CHU de Poitiers, 70 chutes ont été détectées en 3 mois. Cette donnée aide à cibler les actions prioritaires.
Le retour terrain indique des délais d’intervention observés entre 30 secondes et 3 minutes après l’alerte.
Évaluer, sécuriser, aménager et alerter : ces leviers doivent être suivis ensemble pour éviter une approche limitée à un seul équipement.
Source : retour terrain CHU de Poitiers / EHPAD des Magnolias, utilisation d’Aladin+® en chambre équipée. Données à présenter comme retour d’expérience terrain Domalys et non comme résultat généralisable à tous les établissements.
À retenir : la donnée terrain ne remplace pas l’analyse clinique, mais elle aide la commission chute, l’IDEC, le cadre de santé et les équipes à objectiver les priorités.
Pour voir le retour détaillé, consultez le témoignage du CHU de Poitiers sur Aladin+®.
Plan d’action opérationnel
Une démarche efficace doit être pilotée, mesurée et réévaluée. Voici une trame simple pour passer d’une logique de réaction à une prévention organisée.
Identifier les résidents, chambres, horaires et situations qui concentrent les chutes ou presque-chutes.
Trajet lit-toilettes dégagé, mobilier adapté, éclairage nocturne et objets essentiels à portée.
Conduite immédiate, signes de gravité, traçabilité, déclaration et réévaluation après l’événement.
Déployer les solutions techniques sur les chambres à risque : éclairage, détection sans caméra ou mobilier adapté.
Utiliser CREX, RMM ou ALARM pour comprendre les causes profondes et adapter les actions.
Nombre de chutes, horaires, lieux, conséquences, délai d’intervention et actions mises en place.
Conséquence sous-estimée
Après une chute, certains résidents développent une peur intense de retomber. Cette peur peut réduire les déplacements, freiner la participation aux activités et accélérer la dépendance.
Le résident bouge moins, se déconditionne, perd de la force musculaire et devient plus exposé à une nouvelle chute.
Rassurer, accompagner les premiers levers, valoriser les réussites, adapter les aides techniques et réintroduire l’activité physique avec prudence.
Pilotage qualité
Une commission chute permet de passer d’une logique de réaction à une logique de pilotage : suivi des événements, analyse des tendances, priorisation des actions et évaluation des résultats.
Sources et repères
Une démarche antichute doit s’appuyer sur l’évaluation individuelle, l’activité physique adaptée, l’aménagement de l’environnement, l’analyse des événements indésirables et le suivi qualité.
Le plan national antichute vise à réduire de 20 % les chutes mortelles ou invalidantes des personnes âgées de 65 ans et plus. Consulter la source.
La HAS recommande des stratégies de repérage, prévention et réadaptation multifactorielle et personnalisée chez les personnes âgées à risque de chute. Consulter la source.
L’Assurance retraite rappelle l’intérêt du chemin lumineux lors des levers nocturnes dans un environnement sombre. Consulter la source.
Fin 2023, 85,0 % des résidents d’EHPAD sont classés GIR 1 à 4 et 55 % sont en GIR 1 ou 2. Consulter la source.
8. Questions fréquentes
Il faut combiner évaluation du risque, adaptation de l’environnement, maintien des capacités physiques, formation des équipes, protocole après chute et analyse des causes.
Il doit définir la conduite immédiate, les signes de gravité, les professionnels à prévenir, la traçabilité, la déclaration et la réévaluation du plan d’action.
Pas toujours. Il reste essentiel, mais il peut être insuffisant si le résident est désorienté, douloureux, inconscient ou incapable d’appuyer. Voir la page appel malade chute EHPAD.
Troubles de l’équilibre, troubles cognitifs, polymédication, fatigue, douleurs, obstacles, éclairage insuffisant et transferts difficiles.
Il faut sécuriser le trajet lit-toilettes, dégager l’environnement, rendre l’appel malade accessible et prévoir un éclairage automatique non éblouissant.
Non. Il réduit le délai d’alerte, mais ne remplace pas l’évaluation du risque, l’aménagement, la formation et le protocole.
Le mobilier influence les transferts, les appuis, l’accessibilité et la circulation. Un mobilier adapté peut réduire certaines situations à risque.
Pour aller plus loin
Ces contenus complètent la page pilier : évaluation du risque, protocole, détection, chutes nocturnes, coût, commission chute et alternatives à la contention.
Relier la prévention à une solution non portée, sans caméra, pour sécuriser les levers nocturnes et réduire le délai d’alerte en chambre.
Découvrir Aladin+®Comprendre pourquoi l’appel malade reste utile, mais peut ne pas suffire en cas de chute sans témoin, désorientation ou incapacité à appuyer.
Compléter l’appel malade en cas de chute sans témoinComparer appel malade, bracelet, montre connectée, caméra, radar et solution non portée sans caméra.
Comparer les solutionsIdentifier les résidents les plus exposés, repérer les situations critiques et prioriser les actions à mettre en place.
Lire l’articleStructurer la conduite à tenir après une chute : sécurisation du résident, traçabilité, analyse des causes et prévention des récidives.
Voir le protocoleSécuriser les levers de nuit, le trajet lit-toilettes, l’éclairage et les chambres les plus à risque.
Lire l’articleOrganiser le suivi des indicateurs, l’analyse des événements, la priorisation des actions et la prévention des récidives.
Voir le guideSolutions Domalys
Les solutions Domalys ne remplacent pas le protocole ni l’analyse clinique. Elles peuvent compléter l’organisation existante en sécurisant les levers, en améliorant l’éclairage, en facilitant les transferts et en réduisant le délai d’alerte.
Détection et alerte
Solution non portée, sans caméra, pour chambre EHPAD
Aladin+® accompagne les équipes grâce à la détection automatique des chutes, l’alerte immédiate et l’éclairage lors des levers nocturnes.
Éclairage nocturne
Éclairage automatique pour sécuriser les levers
Noctulys® diffuse un éclairage automatique non éblouissant pour aider le résident à se repérer dès le lever.
Fauteuil releveur EHPAD pour accompagner le passage assis-debout, sécuriser les transferts et réduire les efforts des soignants.
Découvrir Delys’Up®Mobilier suspendu pour chambre EHPAD, utile pour libérer l’espace au sol, faciliter l’entretien et réduire les obstacles.
Découvrir Modulys®Chaise bridge ergonomique pour faciliter les transferts, l’installation à table et les gestes du quotidien.
Découvrir Complys®Prévention, détection, organisation
Domalys accompagne les établissements qui souhaitent sécuriser les levers, améliorer la détection des situations critiques et intégrer les solutions techniques dans une démarche qualité cohérente.