Guide EHPAD · Alzheimer · Prévention des chutes

Déambulation en EHPAD : comprendre, accompagner et sécuriser les résidents

En EHPAD, la déambulation correspond à des déplacements répétés d’un résident, souvent liés à Alzheimer, à la désorientation, à l’anxiété, à un besoin physique ou à l’évolution de la maladie. L’objectif n’est pas d’empêcher toute marche, mais de sécuriser sans enfermer.

En pratique : face à un résident qui déambule, l’équipe doit d’abord observer le moment, le lieu, la fréquence et le risque réel. Ensuite, elle peut adapter l’environnement, préserver l’activité physique, rassurer la personne, sécuriser les trajets sensibles et limiter les chutes ou les sorties non accompagnées.

  • Comprendre pourquoi la personne marche : toilettes, douleur, anxiété, habitude, désorientation.
  • Préserver à la personne la liberté d’aller et venir quand la situation le permet.
  • Adapter les mesures aux résidents d’EHPAD plutôt que bloquer systématiquement les déplacements.
  • Sécuriser les levers nocturnes, les couloirs, la chambre et le trajet lit-toilettes.
Dylan Fournier, Domalys by LINET
Dylan Fournier Domalys by LINET · Prévention des chutes, aménagement EHPAD et sécurité non intrusive Contenu rédigé à partir des besoins observés en établissements médico-sociaux, EHPAD et structures de santé.

Qu’est-ce que la déambulation en EHPAD ?

La déambulation peut être observée dans une chambre, un couloir, une unité protégée, un PASA, une UHR ou un espace collectif. Elle peut survenir en journée, au moment des soins, après un repas, en fin d’après-midi ou pendant la nuit.

La première étape consiste à distinguer une marche utile, une agitation ponctuelle, une recherche de repère et une situation réellement dangereuse. Cette distinction évite les réponses trop restrictives et permet de construire une stratégie plus respectueuse du résident.

Résident accompagné dans un couloir d’EHPAD pour sécuriser la déambulation
En EHPAD, la déambulation doit être observée avant d’être corrigée : horaire, lieu, besoin probable, niveau de risque et sécurité du parcours.

Exemples concrets de déambulation en EHPAD

La déambulation n’a pas toujours la même signification. Deux résidents peuvent marcher beaucoup, mais pour des raisons différentes. C’est pour cela que l’observation reste indispensable avant de choisir une réponse.

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Exemple : déambulation en fin d’après-midi

Madame B., résidente atteinte de troubles cognitifs, marche chaque jour vers 17 h dans le couloir. Elle semble chercher sa chambre, revient plusieurs fois au même endroit et s’agite lorsqu’elle arrive devant une porte fermée. Ici, la priorité est de renforcer les repères visuels, d’éviter les impasses anxiogènes et de proposer une activité apaisante avant le repas.

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Exemple : lever nocturne répété

Monsieur L. se lève plusieurs fois la nuit pour aller aux toilettes. Le trajet est court, mais il marche dans l’obscurité, contourne un fauteuil et n’utilise pas toujours l’appel malade. Dans ce cas, l’enjeu est de sécuriser le trajet lit-toilettes, d’améliorer l’éclairage et d’anticiper une chute sans appel volontaire.

Pourquoi un résident déambule-t-il ?

Une réponse efficace commence par l’observation. Le même comportement peut avoir plusieurs causes selon l’horaire, le lieu, l’état de fatigue, l’environnement et l’histoire de vie du résident.

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Désorientation dans le temps ou l’espace

Le résident ne reconnaît plus sa chambre, cherche un lieu familier, confond les horaires ou ne comprend plus l’organisation de l’établissement.

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Recherche des toilettes ou inconfort

Une envie pressante, une douleur, une faim, une soif, une gêne vestimentaire ou une installation inconfortable peuvent déclencher des levers répétés.

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Anxiété, agitation ou besoin d’apaisement

Marcher peut aider certains résidents à canaliser une tension, à se rassurer ou à répondre à un sentiment d’insécurité.

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Habitude de vie ou besoin de mouvement

Une personne âgée dépendante qui a beaucoup marché dans sa vie peut conserver ce besoin. Le rôle de l’établissement est alors d’encadrer l’activité physique plutôt que de bloquer systématiquement la marche.

Comment caractériser la déambulation en EHPAD ?

Dans les soins de longue durée, la déambulation peut être décrite comme une activité physique parfois stéréotypée et répétitive. Elle doit cependant rester analysée dans son contexte : la personne marche-t-elle pour chercher un lieu, répondre à un besoin physique, apaiser une anxiété ou tenter de sortir ?

Certaines échelles permettent de la caractériser dans un cadre clinique ou de recherche. On peut notamment citer l’échelle révisée de déambulation d’Algase, parfois appelée RAWS-NH, ainsi que l’inventaire d’agitation de Cohen-Mansfield, CMAI, lorsque la marche s’inscrit dans une agitation plus globale.

En EHPAD, ces outils ne remplacent pas l’observation terrain. Ils rappellent surtout qu’il faut décrire précisément le comportement : fréquence, durée, moment de la journée, niveau de risque, évolution de la maladie, retentissement sur les aidants et impact sur l’accompagnement.

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Fréquence

Combien de fois le résident se lève-t-il ou marche-t-il dans la journée ou pendant la nuit ?

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Contexte

La déambulation apparaît-elle après un soin, un repas, une visite, un bruit, une douleur ou un moment d’attente ?

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Risque

Le résident risque-t-il une chute, une sortie non accompagnée, une fatigue excessive ou une désorientation importante ?

À retenir : caractériser la déambulation permet de choisir une réponse proportionnée : activité physique accompagnée, adaptation du parcours, repères visuels, formation des aidants, sécurisation nocturne ou alerte non intrusive selon le niveau de risque.

Déambulation en EHPAD : quels risques pour le résident ?

La déambulation devient préoccupante lorsqu’elle expose le résident à une chute, une sortie non accompagnée, une fatigue excessive, une collision, une désorientation importante ou une mise en danger. Le risque est encore plus marqué lorsque l’événement survient sans témoin.

Situation observée Risque principal Ce qu’il faut vérifier Action possible
Déambulation dans le couloir Fatigue, collision, chute, désorientation Largeur de passage, obstacles, éclairage, repères visuels Créer un parcours lisible avec zones de pause
Lever nocturne répété Chute dans la chambre ou sur le trajet lit-toilettes Lumière, sol, mobilier, accès toilettes, appel malade Éclairage automatique, trajet dégagé, détection si chute sans appel
Résident qui cherche une sortie Sortie non accompagnée ou fugue Moment, déclencheur, signalétique, anxiété, besoin exprimé Réassurance, repères, accompagnement, éducation pour permettre d’éviter les fugues
Déambulation en unité protégée Errance, impasse anxiogène, agitation, chute Parcours, portes, lieux de repos, bruit, stimulation Aménager une boucle de circulation claire et rassurante

Point critique : après une chute, un résident désorienté, douloureux ou éloigné du bouton d’appel peut ne pas déclencher l’appel malade. Une détection automatique peut alors compléter l’organisation existante, notamment la nuit.

Faut-il empêcher la déambulation ?

Non, pas systématiquement. Dans beaucoup de situations, l’objectif est plutôt de sécuriser sans enfermer. La marche peut contribuer au maintien de l’autonomie, à l’apaisement et à la qualité de vie. Une réponse trop restrictive peut augmenter l’agitation, la frustration ou l’opposition aux soins.

  • Observer les horaires, les lieux et les déclencheurs.
  • Comprendre le besoin probable du résident.
  • Préserver à la personne la liberté d’aller et venir lorsque c’est possible.
  • Sécuriser le parcours sans supprimer inutilement la marche.
  • Réévaluer régulièrement les actions mises en place.

Déambulation nocturne en EHPAD : pourquoi le risque augmente la nuit ?

La nuit concentre plusieurs facteurs de risque : obscurité, réveil incomplet, urgence d’aller aux toilettes, désorientation, fatigue, baisse de vigilance, absence de témoin et appel malade difficile à utiliser.

Le scénario fréquent est le trajet lit-toilettes. Un résident se lève seul, parfois sans allumer la lumière, cherche les toilettes, contourne un meuble, perd l’équilibre puis chute. Si la chute n’est pas vue et que le résident ne peut pas appeler, le délai d’intervention peut augmenter.

Chambre EHPAD de nuit avec trajet lit toilettes sécurisé et détection de chute sans caméra
La déambulation nocturne concentre plusieurs risques : obscurité, lever seul, désorientation, trajet lit-toilettes et chute sans appel volontaire.
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Rendre le lever lisible

Installer un éclairage doux, limiter les zones d’ombre et rendre le trajet immédiatement compréhensible.

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Dégager le trajet

Réduire les obstacles entre le lit, les toilettes, le fauteuil et les points d’appui.

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Faciliter l’intervention

Identifier les chambres, horaires et profils où une chute sans appel volontaire est probable.

À lire aussi : notre page sur le détecteur de chute EHPAD sans caméra et notre guide sur la prévention des chutes en EHPAD.

Comment aménager un espace pour limiter les risques liés à la déambulation ?

L’aménagement ne doit pas seulement éviter les obstacles. Il doit aider le résident à comprendre où il se trouve, où il peut aller et comment revenir à un espace rassurant.

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Créer des parcours simples

Favoriser des cheminements lisibles, éviter les impasses anxiogènes et limiter les zones qui prêtent à confusion.

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Installer des repères stables

Utiliser des repères visuels cohérents : couleurs, signalétique, éléments familiers, porte de chambre identifiable.

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Prévoir des zones de repos

Des fauteuils stables et visibles permettent au résident de s’asseoir avant l’épuisement.

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Réduire les obstacles

Limiter les meubles saillants, les tapis, les câbles, les seuils difficiles et les passages étroits.

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Adapter l’éclairage

Un éclairage doux et automatique peut sécuriser le lever nocturne sans réveiller brutalement le résident.

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Évaluer chambre par chambre

La chambre, la salle d’eau et le trajet lit-toilettes concentrent souvent les situations les plus sensibles.

Pour approfondir ce point, consultez aussi notre guide sur l’aménagement d’une chambre en EHPAD et notre page sur le mobilier EHPAD.

Déambulation, PASA, unité protégée et UHR : quelles différences ?

La réponse à la déambulation dépend du profil du résident, de la fréquence des épisodes, du niveau de risque, de l’existence de troubles cognitifs et de l’intensité des troubles du comportement.

Dispositif ou situation Pour quel profil ? Objectif principal Lien avec la déambulation
PASA Résidents atteints de troubles cognitifs avec troubles modérés du comportement Accompagnement en journée, activités adaptées, maintien des capacités Canaliser, stimuler et apaiser par des activités structurées
Unité protégée Résidents désorientés ayant besoin d’un environnement plus sécurisé Créer un lieu de vie lisible, stable et rassurant Sécuriser les déplacements et réduire les sorties non accompagnées
UHR Résidents avec troubles sévères du comportement liés à une maladie neurodégénérative Accompagnement renforcé jour et nuit Prendre en charge les situations de déambulation à risque plus complexes
Chambre à risque de chute nocturne Résident se levant seul, désorienté ou ne déclenchant pas l’appel malade Sécuriser le lever et réduire le délai d’alerte Éclairage automatique, trajet dégagé, détection non intrusive

Quel rôle pour les aidants et les équipes ?

La déambulation concerne à la fois la personne âgée dépendante, les soignants, les proches et les aidants. Une même situation peut être vécue comme une activité physique utile, une agitation inquiétante ou un risque de fugue selon le contexte.

L’activité physique et les aidants doivent donc être pensés ensemble : accompagner la marche quand elle est possible, expliquer les risques à la famille, former les professionnels à repérer les déclencheurs et organiser des mesures simples pour éviter les fugues sans enfermer.

Une démarche d’éducation et de formation aide les équipes à harmoniser leurs pratiques : ne pas réagir uniquement dans l’urgence, transmettre les observations, adapter les horaires de passage et sécuriser les moments où le résident est le plus exposé.

Que faire face à un résident qui déambule ?

Une démarche utile reste simple, traçable et réévaluée. Elle doit aider l’équipe à passer d’une réaction au cas par cas à une stratégie commune.

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Décrire la situation

Noter l’horaire, le lieu, la durée, le contexte, les personnes présentes et l’état du résident.

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Identifier le besoin probable

Toilettes, douleur, anxiété, faim, soif, recherche d’un lieu, habitude de marche ou désorientation.

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Évaluer le niveau de risque

Chute, sortie non accompagnée, fatigue, opposition aux soins, chute sans témoin ou impossibilité d’appeler.

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Corriger l’environnement

Éclairage, obstacles, points d’appui, repères, mobilier, signalétique, zone de repos et accès aux toilettes.

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Adapter l’accompagnement

Rituel, marche accompagnée, activité, réassurance, passage programmé, transmission ciblée ou avis spécialisé.

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Suivre les indicateurs

Nombre d’épisodes, horaires, lieux, chutes, récidives, sorties non accompagnées et temps estimé passé au sol.

Limite importante : cet article ne remplace pas l’évaluation médicale, soignante, psychologique ou ergothérapique. Les décisions doivent être adaptées à chaque résident et réévaluées par l’équipe de l’établissement.

Quelles solutions Domalys peuvent aider ?

Domalys conçoit des solutions pour les EHPAD, établissements de santé, résidences autonomie et structures médico-sociales. Dans le contexte de la déambulation, l’enjeu n’est pas de remplacer l’accompagnement humain, mais de sécuriser l’environnement et d’aider les équipes à intervenir plus vite lorsque le risque devient concret.

A

Aladin+®

Aladin+® est une solution de détection de chute sans caméra et sans bracelet. Elle peut compléter l’appel malade lorsqu’un résident chute, ne peut pas appeler ou déambule la nuit dans sa chambre.

Voir le détecteur de chute EHPAD

N

Noctulys®

Noctulys® aide à rendre le lever nocturne plus lisible grâce à un éclairage adapté. Il peut être utile pour sécuriser le trajet lit-toilettes et réduire les déplacements dans l’obscurité.

Voir l’éclairage nocturne

M

Mobilier EHPAD

Un mobilier stable, un espace dégagé et une chambre bien organisée facilitent les déplacements et limitent les obstacles lors des levers ou des épisodes de déambulation.

Voir le mobilier EHPAD

Sources et ressources utiles

Pour compléter cette lecture, vous pouvez consulter les ressources institutionnelles et les guides Domalys associés au sujet.

ARS Île-de-France · UHR

Présentation des unités d’hébergement renforcé pour les troubles sévères du comportement.

Consulter la source ARS
Domalys · Prévention des chutes

Repères pour analyser les chutes, les levers nocturnes, l’aménagement et les situations à risque.

Lire le guide Domalys
Domalys · Aladin+®

Solution de détection de chute non portée, sans caméra, pour chambres d’EHPAD.

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FAQ sur la déambulation en EHPAD

Qu’est-ce que la déambulation en EHPAD ?

La déambulation en EHPAD correspond à des déplacements répétés d’un résident, parfois sans destination claire. Elle peut être liée à des troubles cognitifs, une désorientation, une anxiété, un besoin d’aller aux toilettes, une douleur ou une ancienne habitude de marche.

Comment gérer la déambulation en EHPAD ?

Il faut commencer par observer la situation : horaire, lieu, fréquence, déclencheur probable et niveau de risque. Ensuite, l’équipe peut adapter le parcours, renforcer les repères, proposer une activité physique accompagnée, sécuriser les levers nocturnes et prévoir une alerte si le résident risque de chuter sans pouvoir appeler.

Pourquoi un résident déambule-t-il en EHPAD ?

Un résident peut déambuler parce qu’il est désorienté, anxieux, douloureux, à la recherche des toilettes, stimulé par l’environnement ou attaché à une ancienne habitude de marche. La déambulation peut aussi évoluer avec la maladie d’Alzheimer ou d’autres troubles cognitifs.

Pourquoi une personne Alzheimer déambule-t-elle ?

Une personne atteinte d’Alzheimer peut déambuler parce qu’elle cherche un lieu, une personne, les toilettes, une sortie ou un repère familier. La marche peut aussi traduire une anxiété, un inconfort, une douleur, une fatigue ou une difficulté à comprendre l’environnement.

Faut-il empêcher un résident de déambuler ?

Non, pas systématiquement. La marche peut participer au maintien de l’autonomie et à l’apaisement. L’objectif est de sécuriser les parcours, d’éviter les risques évitables et d’adapter l’accompagnement plutôt que de bloquer automatiquement le résident.

La déambulation augmente-t-elle le risque de chute ?

Oui, elle peut augmenter le risque de chute lorsqu’elle se combine à la fatigue, à la désorientation, à un éclairage insuffisant, à des obstacles, à un sol glissant ou à l’absence d’appui. Le risque est particulièrement sensible la nuit et dans les chambres peu lisibles.

Comment sécuriser la déambulation nocturne ?

Il faut rendre le lever plus lisible : éclairage doux, trajet lit-toilettes dégagé, repères visibles, mobilier stable, accès simple à l’appel malade et suivi des horaires sensibles. Une détection non intrusive peut compléter le dispositif si le résident ne peut pas appeler après une chute.

Quelle différence entre déambulation et fugue ?

La déambulation désigne des déplacements répétés dans le lieu de vie. La fugue ou sortie non accompagnée correspond à une sortie de l’établissement ou d’une zone sécurisée, avec un risque plus direct de mise en danger. Les deux situations doivent être analysées séparément.

Comment éviter les fugues en EHPAD sans enfermer ?

Pour permettre d’éviter les fugues sans enfermer, l’établissement peut combiner repères visuels, parcours sécurisés, portes mieux identifiées, accompagnement, zones de marche rassurantes, formation des équipes et dispositifs d’alerte adaptés. L’objectif est de protéger sans supprimer inutilement la liberté d’aller et venir.

Quel aménagement prévoir pour un résident qui déambule ?

Il faut privilégier un environnement lisible : couloirs dégagés, repères visuels, signalétique simple, portes identifiables, zones de pause, éclairage adapté, mobilier stable et limitation des impasses anxiogènes. La chambre et le trajet lit-toilettes doivent être vérifiés en priorité.

Combien coûte une solution pour sécuriser la déambulation ?

Le coût dépend du besoin réel : simple réorganisation du parcours, ajout de repères visuels, éclairage nocturne, mobilier plus stable, accompagnement humain renforcé ou solution de détection non intrusive. Le bon raisonnement consiste à partir des risques observés dans l’établissement, puis à comparer les mesures utiles chambre par chambre ou unité par unité.

Comment choisir une solution de sécurité pour la déambulation ?

Il faut choisir selon le profil des résidents, les horaires à risque, les zones concernées, le risque de chute, le risque de sortie non accompagnée et l’acceptabilité pour les équipes. Une solution adaptée doit sécuriser sans être intrusive, rester simple à utiliser et respecter la liberté d’aller et venir autant que possible.

Peut-on détecter une chute liée à la déambulation sans caméra ?

Oui. Une solution de détection non portée, sans caméra, peut aider à repérer une chute ou une situation anormale, notamment la nuit. Elle ne remplace pas l’équipe soignante, mais peut compléter l’appel malade lorsque le résident ne peut pas l’utiliser.

Sécuriser les levers et les chutes sans caméra intrusive

Aladin+® peut aider les EHPAD à compléter l’appel malade dans les chambres où les levers nocturnes, la désorientation ou les chutes sans témoin posent un risque particulier.

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