GIR : définition simple et signification du sigle
GIR signifie Groupe Iso-Ressources. Le GIR est le classement du niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée obtenu à partir de la grille nationale AGGIR. Il existe 6 niveaux, de GIR 1 à GIR 6 : GIR 1 correspond à la dépendance la plus importante, tandis que GIR 6 correspond à l’autonomie la plus préservée pour les actes essentiels de la vie quotidienne.
La grille AGGIR comporte 17 variables, dont 10 discriminantes servent au classement GIR. Les 7 autres variables, dites illustratives, aident à décrire les besoins pour le plan d’aide. Voir le fonctionnement de la grille AGGIR.
Le GIR sert notamment à déterminer l’éligibilité à l’Allocation personnalisée d’autonomie, appelée APA, à construire un plan d’aide, à adapter l’accompagnement à domicile et à comprendre le niveau de dépendance en EHPAD.
En pratique, il ne faut pas lire le GIR comme une note médicale isolée. Deux personnes classées dans le même GIR peuvent avoir des besoins différents selon leur mobilité, leurs troubles cognitifs, leur environnement, leurs antécédents de chute et les aides déjà présentes.
Groupe Iso-Ressources, vie courante et charge d’aide
Le GIR signifie Groupe Iso-Ressources. Dans les recherches administratives, on rencontre aussi l’écriture sans tiret « groupe iso ressources » ou l’expression « iso ressources ». Dans tous les cas, le GIR correspond à un classement de la perte d’autonomie en fonction de ce que la personne est capable de réaliser seule, partiellement ou avec l’aide d’un tiers.
La logique de la grille AGGIR autonomie consiste à observer les actes de la vie courante : se lever, se coucher, s’habiller, faire sa toilette, se repérer, communiquer, se déplacer, gérer son budget, assurer la cuisine ou la préparation des repas. Les variables illustratives comme la gestion, le ménage, les achats ou l’aide ménagère ne calculent pas directement le GIR, mais elles éclairent le plan d’aide et la charge réelle d’accompagnement.
À domicile, l’évaluation est généralement réalisée par l’équipe médico-sociale du conseil départemental. En EHPAD, elle est reliée à l’observation quotidienne des équipes et à l’organisation de l’établissement. Le rapport entre le degré d’autonomie, l’environnement et les aides disponibles explique pourquoi deux personnes avec le même GIR peuvent avoir des besoins différents.
Autonomie mentale, évaluation médico sociale et actes concrets
L’évaluation médico sociale ne regarde pas seulement les déplacements. Elle observe aussi l’autonomie mentale, la cohérence, l’orientation, la communication et la capacité à réaliser les actes de la vie courante.
Concrètement, elle vérifie notamment si la personne peut se laver seule, passer du lit au fauteuil avec ou sans aide, se repérer et communiquer de façon cohérente.
| Acte observé | Question utile | Impact possible sur l’accompagnement |
|---|---|---|
| Se laver | La personne réalise-t-elle la toilette seule, partiellement ou avec aide ? | Aide ponctuelle, aide quotidienne ou surveillance renforcée. |
| Passer du lit au fauteuil | Le transfert est-il autonome, accompagné ou impossible sans aide ? | Adaptation de l’environnement, assise adaptée et prévention des chutes. |
| Autonomie mentale | La personne comprend-elle les consignes et garde-t-elle ses repères ? | Surveillance, repères visuels, accompagnement et sécurisation des parcours. |
| Vie courante | La préparation des repas, la gestion et les achats restent-ils possibles ? | Plan d’aide, aide ménagère, soutien des proches ou entrée en établissement. |
Les personnes classées en GIR 1 à GIR 4 peuvent bénéficier de l’APA sous réserve de remplir les autres conditions prévues. Les GIR 5 et GIR 6 ne donnent pas droit à l’APA, mais d’autres aides ou actions de prévention peuvent être mobilisées.
Les sources publiques de référence rappellent que la grille AGGIR sert à évaluer la perte d’autonomie, que seuls les GIR 1 à GIR 4 peuvent ouvrir droit à l’APA, et que les GIR 5 et GIR 6 relèvent plutôt d’autres aides ou actions de prévention.
Comprendre son GIR
Répondez à trois questions simples pour situer la logique du GIR. Le résultat est une aide à la compréhension : il ne calcule pas officiellement le GIR et ne remplace pas l’évaluation AGGIR.
Renseignez les trois critères pour afficher une explication.
Définition des niveaux GIR 1 à 6
Quelle différence entre GIR et AGGIR ?
La grille AGGIR est l’outil national utilisé pour évaluer l’autonomie. Le GIR est le résultat obtenu après l’analyse des capacités de la personne.
AGGIR signifie Autonomie Gérontologique Groupe Iso-Ressources. La grille ne repose pas sur un simple diagnostic médical. Elle observe ce que la personne réalise réellement dans sa vie quotidienne, avec ses habitudes, son environnement et les aides qu’elle utilise déjà.
Cette distinction est importante : le GIR est le résultat final, tandis que la grille AGGIR décrit la méthode d’observation. On peut donc parler de calcul GIR dans le langage courant, mais le classement officiel repose sur une évaluation professionnelle structurée.
Quelles sont les 17 variables AGGIR ?
La grille AGGIR comporte 17 variables. Elles ne jouent pas toutes le même rôle : 10 variables dites discriminantes servent au calcul du GIR, tandis que 7 variables illustratives complètent l’évaluation et aident à construire le plan d’accompagnement.
Les 10 variables discriminantes
| Variable | Ce qui est observé |
|---|---|
| Cohérence | Capacité à communiquer, se comporter et agir de manière logique et sensée. |
| Orientation | Capacité à se repérer dans le temps, les lieux et les situations. |
| Toilette | Capacité à assurer seule l’hygiène du haut et du bas du corps. |
| Habillage | Capacité à choisir, enfiler et retirer ses vêtements. |
| Alimentation | Capacité à se servir et à manger les aliments préparés. |
| Élimination | Capacité à assurer seule l’hygiène liée à l’élimination urinaire et fécale. |
| Transferts | Capacité à se lever, se coucher, s’asseoir et changer de position. |
| Déplacements intérieurs | Capacité à se déplacer dans le logement ou l’établissement. |
| Déplacements extérieurs | Capacité à sortir et à se déplacer à l’extérieur. |
| Communication à distance | Capacité à utiliser un téléphone, une alarme ou un dispositif d’appel. |
Les 7 variables illustratives
| Variable | Ce qui est observé |
|---|---|
| Gestion | Capacité à gérer ses affaires, son budget et ses démarches. |
| Cuisine | Capacité à préparer les repas et à utiliser les équipements. |
| Ménage | Capacité à entretenir son logement ou son espace de vie. |
| Transports | Capacité à utiliser un moyen de transport. |
| Achats | Capacité à effectuer des achats et à choisir les produits nécessaires. |
| Suivi du traitement | Capacité à prendre correctement les médicaments prescrits. |
| Activités du temps libre | Capacité à pratiquer des activités sociales, culturelles ou de loisirs. |
Que signifient les codes A, B et C ?
Chaque variable est cotée selon trois modalités. Cette cotation décrit la manière dont la personne réalise réellement l’activité observée.
| Code | Signification | Interprétation pratique |
|---|---|---|
| A | La personne fait seule. | L’activité est réalisée spontanément, totalement, correctement et habituellement. |
| B | La personne fait partiellement. | L’activité n’est pas réalisée entièrement seule ou tous les critères du code A ne sont pas remplis. |
| C | La personne ne fait pas seule. | L’activité nécessite l’intervention d’un tiers. |
La grille AGGIR repose sur un modèle national et sur une évaluation professionnelle. Une auto-évaluation en ligne peut aider à comprendre les critères, mais elle ne remplace pas l’évaluation officielle réalisée dans le cadre d’une demande d’APA ou d’un accompagnement en établissement.
Comment se déroule l’évaluation du GIR ?
L’évaluation consiste à observer ce que la personne réalise effectivement seule dans son environnement habituel. Elle ne se limite pas à une maladie, à un diagnostic ou à une impression générale de dépendance.
Le niveau GIR permet d’évaluer la perte d’autonomie, mais l’orientation en unité protégée dépend aussi des troubles cognitifs, du comportement, de la déambulation et du besoin de sécurisation de l’environnement.
Qui évalue le GIR à domicile ?
Dans le cadre d’une demande d’APA à domicile, l’évaluation est réalisée par un professionnel de l’équipe médico-sociale du département, généralement lors d’une visite au domicile. Le médecin traitant peut transmettre des informations utiles, mais il n’est pas nécessairement l’unique évaluateur.
Qui évalue le GIR en EHPAD ?
En établissement, le niveau de dépendance est évalué par l’équipe compétente de l’EHPAD, notamment sous la responsabilité du médecin coordonnateur et des professionnels qui connaissent la situation du résident. L’observation porte sur la réalité quotidienne : le résident se lève-t-il seul, comprend-il les consignes, mange-t-il sans aide, utilise-t-il l’appel malade, chute-t-il, se repère-t-il dans l’unité ?
Que regarde réellement l’évaluateur ?
- Les gestes réalisés spontanément et habituellement.
- La capacité à comprendre et suivre une consigne.
- Les transferts, déplacements et actes corporels.
- Les aides techniques déjà utilisées.
- Les difficultés cognitives ou comportementales.
- L’environnement réel de vie de la personne.
Quel GIR donne droit à l’APA ?
Les personnes classées en GIR 1, GIR 2, GIR 3 ou GIR 4 peuvent être éligibles à l’Allocation personnalisée d’autonomie, sous réserve de remplir les autres conditions prévues, notamment l’âge et la résidence.
Les personnes classées en GIR 5 ou GIR 6 ne sont pas éligibles à l’APA. Elles peuvent toutefois solliciter d’autres aides, par exemple auprès de leur caisse de retraite, de leur mutuelle, de leur commune ou de leur département.
Le montant de l’APA dépend-il uniquement du GIR ?
Non. À domicile, le GIR détermine notamment un plafond de plan d’aide et l’APA dépend des besoins et des ressources. En EHPAD, l’APA contribue au financement du tarif dépendance : le calcul tient notamment compte du GIR, des ressources et des tarifs de l’établissement.
Le GIR peut-il être réévalué ?
Oui. Le GIR peut évoluer à la suite d’une amélioration, d’une aggravation de l’état de santé, d’une chute, d’une hospitalisation ou d’une modification importante des capacités de la personne.
Une demande de réévaluation peut être adressée au département pour une personne vivant à domicile. En EHPAD, l’équipe réévalue régulièrement la dépendance du résident selon les procédures applicables à l’établissement.
Peut-on contester un GIR ?
Lorsqu’une personne estime que le classement ne correspond pas à sa situation réelle, elle peut demander des explications et utiliser les voies de recours indiquées dans la décision reçue. Il est utile de réunir des éléments concrets : comptes rendus médicaux, observations des aidants, difficultés dans les actes quotidiens et évolution récente de l’autonomie.
Quel GIR pour entrer en EHPAD ?
Il n’existe pas de GIR unique obligatoire pour entrer en EHPAD. L’admission dépend de la perte d’autonomie, des besoins de soins, de la sécurité à domicile, de la situation familiale et de la capacité de l’établissement à accompagner la personne.
Les EHPAD accueillent principalement des personnes qui ont besoin d’un accompagnement régulier, souvent classées entre GIR 1 et GIR 4. Une personne en GIR 5 ou GIR 6 peut néanmoins être admise lorsque sa situation le justifie et que le projet de l’établissement le permet.
Pour comprendre le fonctionnement général de ces établissements, consultez la définition d’un EHPAD.
GIR et PATHOS : quelle différence ?
Le GIR décrit principalement la perte d’autonomie dans les actes de la vie quotidienne. PATHOS sert à décrire les profils de soins et les ressources médicales ou soignantes mobilisées en établissement. Les deux approches sont donc complémentaires. Pour approfondir ce second indicateur, consultez notre guide sur PATHOS, le PMP, le GMP et le GMPS en EHPAD.
Que signifie « non GIRé » ?
Le terme « non GIRé » est parfois utilisé dans des documents administratifs pour désigner une personne qui n’a pas fait l’objet d’un classement GIR ou dont le GIR n’est pas connu. Il ne correspond pas à un septième niveau et ne doit pas être confondu automatiquement avec le GIR 6.
Exemples concrets pour interpréter le GIR 1 à 6
Le GIR donne un niveau de dépendance, mais la décision d’accompagnement dépend toujours de la situation réelle. Voici des exemples fréquents pour relier le classement GIR aux choix d’aide, de sécurité et d’aménagement.
Le GIR aide à comprendre le niveau de dépendance, mais le choix du couchage doit rester individualisé selon les transferts, la mobilité et les soins. Pour un projet d’équipement, consultez les critères d’un lit adapté en EHPAD.
Avant d’utiliser un GIR pour décider, vérifier ces points
- Le GIR est-il issu d’une évaluation officielle ou d’une estimation informelle ?
- La situation a-t-elle changé récemment : chute, hospitalisation, perte de poids, confusion, fatigue ou nouveau traitement ?
- Les transferts et déplacements intérieurs ont-ils été observés dans l’environnement réel ?
- Les troubles cognitifs, la désorientation ou la déambulation ont-ils été pris en compte ?
- Le plan d’aide couvre-t-il les besoins des proches aidants et pas seulement ceux de la personne évaluée ?
- En EHPAD, les adaptations de chambre, de repas, d’activités et de prévention des chutes sont-elles cohérentes avec le niveau d’autonomie ?
Adapter l’environnement selon le GIR
Le GIR donne une indication générale sur l’autonomie, mais il ne suffit pas à définir seul l’accompagnement. Il doit être croisé avec les capacités réelles, les habitudes, les risques de chute, la cognition, les douleurs, la fatigabilité, le projet de vie et les contraintes de l’environnement.
| Niveau | Priorité | Adaptations possibles |
|---|---|---|
| GIR 1 à 2 | Sécurité et confort | Chambre dégagée, assise stable, aide aux transferts, détection des situations anormales et réduction des manutentions. |
| GIR 3 à 4 | Soutien de l’autonomie | Aide au lever, mobilier adapté, installation à table, prévention des chutes et maintien de la participation. |
| GIR 5 à 6 | Prévention | Mobilité, activités, lien social, éclairage, confort et repères dans l’environnement. |
Relier le GIR aux situations en EHPAD
Le GIR aide à comprendre l’autonomie, mais l’orientation dépend aussi du comportement, du besoin de sécurisation, du projet de soins, des activités possibles et du risque de chute.
Quel lien entre GIR et risque de chute ?
Le GIR donne une indication sur la perte d’autonomie, mais il ne mesure pas directement le risque de chute. Une personne peut être relativement autonome et présenter malgré tout un risque élevé en raison d’un trouble de l’équilibre, de médicaments, de levers nocturnes ou d’une désorientation.
Une stratégie de prévention des chutes en EHPAD doit donc croiser le GIR avec les transferts, les habitudes nocturnes, les antécédents et l’environnement réel du résident.
Pages utiles selon les besoins
Relier le GIR aux situations concrètes en établissement
Le GIR ne résume pas à lui seul les besoins d’un résident, mais il aide à structurer les priorités : aide aux transferts, aménagement de chambre, prévention des chutes, accompagnement au repas, orientation vers une unité protégée ou adaptation des activités.
| Situation | Ce que le GIR aide à questionner | Ressource utile |
|---|---|---|
| Risque de chute | Le résident se lève-t-il seul ? Les transferts sont-ils difficiles ? L’appel malade est-il utilisé ? | Prévention des chutes en EHPAD |
| Aménagement de chambre | La circulation est-elle lisible ? Les objets utiles sont-ils accessibles ? Le mobilier gêne-t-il les soins ? | Aménagement chambre EHPAD |
| Troubles cognitifs | Le niveau d’autonomie physique doit-il être croisé avec la désorientation, la déambulation ou l’agitation ? | Unité protégée en EHPAD |
| Installation à table | Le résident peut-il s’asseoir, se relever, rester bien positionné et participer au repas ? | Mobilier EHPAD |
Deux résidents avec le même GIR peuvent avoir des besoins différents
En établissement, le même niveau GIR peut conduire à des priorités différentes. C’est pour cette raison que le classement doit être complété par l’observation des usages réels : lever, repas, toilette, déplacements, appel malade, participation aux activités et comportement nocturne.
Une baisse rapide de plusieurs capacités ne se résume pas à un changement de GIR. Lorsqu’elle s’accompagne d’une diminution des apports, d’un repli ou d’une perte globale d’autonomie, il faut rechercher ce qui explique cette évolution. Notre guide consacré au syndrome de glissement détaille ces signes et les causes à rechercher.
Méthode : la page croise les sources publiques sur la grille AGGIR et l’APA avec les questions rencontrées par les établissements concernant l’autonomie, les transferts, la toilette et l’environnement. Consulter notre méthode éditoriale.
Limite : ce contenu aide à comprendre le GIR 1 à 6, mais ne remplace pas l’évaluation officielle réalisée par les professionnels compétents, le conseil départemental, l’équipe médico sociale ou l’établissement.
Sources officielles utilisées
Cette page s’appuie sur des sources publiques afin de limiter les approximations sur le GIR, la grille AGGIR, l’APA et l’évaluation de la perte d’autonomie.
- Article R.232-3 du Code de l’action sociale et des familles
- Annexe 2-1 : grille nationale AGGIR
- Décret n° 2008-821 du 21 août 2008
- Portail officiel pour les personnes âgées : fonctionnement de la grille AGGIR
- Portail officiel pour les personnes âgées : détermination du GIR
- Service-Public.fr : Allocation personnalisée d’autonomie, domicile et établissement
Sources officielles relatives à la grille AGGIR et aux conditions générales de l’APA revérifiées le 9 octobre 2026. Les montants, procédures et règles d’attribution peuvent évoluer : vérifiez les informations officielles pour votre situation.
Questions fréquentes sur le GIR
Les réponses essentielles pour comprendre le GIR, la grille AGGIR, l’APA et l’évaluation de l’autonomie.
Que signifie GIR ?
GIR signifie Groupe Iso-Ressources. Il classe la perte d’autonomie d’une personne âgée de GIR 1 à GIR 6 à partir de la grille AGGIR. GIR 1 correspond à la dépendance la plus importante, GIR 6 à l’autonomie la plus préservée pour les actes essentiels.
Quels sont les 6 niveaux de GIR ?
Les niveaux vont de GIR 1 à GIR 6. Les GIR 1 et 2 correspondent aux situations de dépendance les plus importantes. Les GIR 3 et 4 décrivent des besoins réguliers ou ciblés d’aide. Les GIR 5 et 6 correspondent à une autonomie plus préservée.
Quelle différence entre GIR et AGGIR ?
La grille AGGIR est l’outil utilisé pour évaluer l’autonomie. Le GIR est le classement obtenu après analyse des variables de cette grille.
Quels GIR peuvent ouvrir droit à l’APA ?
Les personnes classées en GIR 1, GIR 2, GIR 3 ou GIR 4 peuvent être éligibles à l’APA sous conditions. Les GIR 5 et 6 n’ouvrent pas droit à l’APA.
Comment le GIR est-il évalué ?
L’évaluation s’appuie sur les capacités réelles de la personne dans les actes de la vie quotidienne, notamment la cohérence, l’orientation, la toilette, l’habillage, l’alimentation, les transferts et les déplacements. Le classement officiel relève des professionnels compétents.
Le GIR peut-il être réévalué ?
Oui. Une réévaluation peut être demandée lorsque l’autonomie ou les besoins évoluent, par exemple après une hospitalisation, une chute ou une aggravation de l’état de santé.
Peut-on calculer son GIR soi-même ?
Un outil indicatif peut aider à comprendre la logique du classement, mais il ne remplace pas une évaluation officielle réalisée dans le cadre prévu.
Le GIR mesure-t-il le risque de chute ?
Non. Le GIR renseigne sur l’autonomie, pas directement sur le risque de chute. Une personne relativement autonome peut présenter un risque élevé en raison de troubles de l’équilibre, de médicaments, de levers nocturnes ou d’un environnement inadapté.
Adapter l’EHPAD au niveau d’autonomie
Le GIR aide à comprendre le niveau de perte d’autonomie, mais l’aménagement doit aussi tenir compte des transferts, des repas, de la toilette, des déplacements, des chutes et des habitudes du résident.
Domalys accompagne les établissements pour adapter l’environnement aux usages réels et aux capacités des personnes accompagnées.