En résumé : le plan antichute national ne concerne pas seulement le domicile. Il intéresse aussi les EHPAD, les résidences seniors, les services hospitaliers et les acteurs médico-sociaux engagés dans la prévention des chutes en EHPAD.

Pourquoi un plan antichute national ?

Les chutes des personnes âgées constituent un enjeu majeur de santé publique. Elles peuvent entraîner une hospitalisation, une perte d’autonomie, une entrée accélérée en institution ou une dégradation durable de la confiance de la personne dans ses déplacements.

En EHPAD, le sujet est particulièrement sensible. Les résidents présentent souvent plusieurs facteurs de risque : troubles de l’équilibre, désorientation nocturne, polymédication, fatigue, pathologies neuro-évolutives, baisse de la vision ou difficultés à se lever seuls.

Le plan antichute national permet donc de rappeler une approche essentielle : une chute ne doit pas être considérée comme une fatalité. Elle peut être anticipée, réduite et mieux prise en charge grâce à une stratégie globale combinant repérage, aménagement, aides techniques, activité physique adaptée et solutions d’alerte.

Les 5 axes du plan antichute des personnes âgées

Le plan national s’articule autour de cinq axes complémentaires. Ces axes peuvent inspirer directement les démarches de prévention dans les établissements médico-sociaux.

1

Repérer les risques de chute

Identifier les personnes les plus exposées, analyser les antécédents de chute et mettre en place une surveillance adaptée.

2

Sécuriser l’environnement

Adapter la chambre, les circulations, l’éclairage et les zones de transfert pour limiter les situations à risque.

3

Mobiliser les aides techniques

Utiliser des équipements adaptés pour soutenir l’autonomie, les transferts et les déplacements du résident.

4

Encourager l’activité physique

Maintenir la mobilité, l’équilibre et la force musculaire grâce à des programmes adaptés au niveau d’autonomie.

5

Mieux alerter en cas de chute

Réduire le délai d’intervention grâce à des dispositifs capables de détecter une situation anormale ou une chute.

+

Coordonner les acteurs

Travailler avec les ARS, les conseils départementaux, les Gérontopôles et les professionnels de terrain.

Quel rôle pour les ARS et les Gérontopôles ?

Le plan antichute a vocation à être décliné dans les régions. Les Agences régionales de santé, en lien avec les conseils départementaux et les acteurs de la prévention de la perte d’autonomie, peuvent orienter les établissements vers des recommandations, des actions locales ou des dispositifs d’accompagnement.

Pour un EHPAD, il est donc pertinent de se rapprocher de son ARS, de son Gérontopôle régional ou des acteurs territoriaux de prévention afin d’identifier les priorités locales : repérage des résidents à risque, prévention des chutes nocturnes, sécurisation des chambres, amélioration de l’alerte ou financement d’équipements adaptés.

En EHPAD, la prévention des chutes ne repose pas sur une seule solution. Elle dépend d’un ensemble cohérent : environnement, mobilier, éclairage, détection, organisation des soins et maintien de l’autonomie.

Plan antichute et EHPAD : comment passer à l’action ?

Pour intégrer l’esprit du plan antichute dans un établissement, la première étape consiste à analyser les situations dans lesquelles les chutes surviennent le plus souvent : lever nocturne, transfert lit-fauteuil, passage aux toilettes, déambulation, fatigue en fin de journée ou désorientation.

Cette analyse permet ensuite de définir les chambres, les profils de résidents et les zones à sécuriser en priorité. C’est particulièrement important pour les chutes nocturnes, souvent liées à l’obscurité, au lever non accompagné ou à la désorientation.

Checklist : les actions prioritaires en établissement

  • repérer les résidents ayant déjà chuté ou présentant un risque élevé ;
  • sécuriser les chambres, notamment les zones lit, fauteuil et sanitaires ;
  • améliorer l’éclairage lors des levers nocturnes ;
  • adapter le mobilier pour faciliter les transferts et limiter les obstacles ;
  • mettre en place une solution de détection ou d’alerte adaptée ;
  • former les équipes au repérage des facteurs de risque ;
  • suivre les chutes dans le temps pour mesurer l’efficacité des actions.

Aladin® : une solution Domalys alignée avec la prévention des chutes

Chez Domalys, nous sommes particulièrement sensibles aux objectifs du plan antichute. Notre solution Aladin® a été conçue pour accompagner les établissements dans la prévention et la réduction des chutes, notamment lors des levers nocturnes.

Aladin® combine éclairage intelligent et détection de chute. Dès qu’un résident se lève, la solution peut contribuer à sécuriser son déplacement grâce à un éclairage automatique. En cas de chute ou de situation anormale, elle permet d’alerter les équipes afin de réduire le délai d’intervention.

Cette approche répond à deux enjeux majeurs : préserver l’autonomie du résident autant que possible et aider les professionnels à intervenir plus rapidement lorsque la situation l’exige.

Prévention des chutes : un sujet aussi lié au mobilier et à l’autonomie

La prévention des chutes ne concerne pas uniquement la détection. Elle dépend aussi de l’aménagement de la chambre, de la qualité du mobilier et de la facilité avec laquelle le résident peut se lever, s’asseoir, manger ou participer aux activités.

C’est pourquoi une stratégie complète peut aussi intégrer des solutions favorisant l’autonomie et le confort des résidents, comme des fauteuils releveurs, des tables ergonomiques ou du mobilier adapté aux usages quotidiens en EHPAD.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre guide sur le mobilier en EHPAD, notre article dédié au système de détection des chutes en EHPAD ou notre page pilier sur la prévention des chutes en EHPAD.

FAQ — Plan antichute et prévention en EHPAD

Qu’est-ce que le plan antichute national ?

Le plan antichute national est une stratégie publique lancée en 2022 pour réduire les chutes mortelles ou invalidantes des personnes âgées de 65 ans et plus. Il repose sur le repérage des risques, l’aménagement de l’environnement, les aides techniques, l’activité physique et l’alerte.

Le plan antichute concerne-t-il les EHPAD ?

Oui. Même si plusieurs actions concernent le domicile, les objectifs du plan s’appliquent aussi aux établissements médico-sociaux. En EHPAD, la prévention des chutes passe par l’analyse des risques, la sécurisation des chambres, l’éclairage, le mobilier adapté et les dispositifs d’alerte.

Pourquoi les chutes nocturnes sont-elles un enjeu important ?

Les chutes nocturnes surviennent souvent lors d’un lever non accompagné, dans un environnement peu éclairé ou lorsque le résident est désorienté. Elles peuvent entraîner une perte d’autonomie, une hospitalisation ou une peur durable de se déplacer.

Comment Aladin® aide-t-il à prévenir les chutes ?

Aladin® contribue à sécuriser les levers nocturnes grâce à un éclairage automatique et à une fonction de détection de chute. La solution permet d’accompagner l’autonomie du résident tout en facilitant l’alerte des équipes en cas de situation anormale.

Vous souhaitez renforcer votre démarche de prévention des chutes ?

Domalys accompagne les établissements médico-sociaux dans la mise en place de solutions concrètes pour sécuriser les levers nocturnes, préserver l’autonomie des résidents et faciliter l’intervention des équipes.