Statistiques chutes personnes âgées

Chutes personnes âgées : chiffres 2026, causes et prévention complète

Chutes personnes âgées : cette page rassemble les chiffres 2026 utiles. Elle aide à comprendre les décès, les hospitalisations, les causes, les conséquences et les sources disponibles.

Les données dites “2026” correspondent aux publications publiques les plus récentes. Elles incluent notamment Santé publique France, publié en mars 2026 sur l’année 2024.

Objectif : disposer d’une base fiable pour les familles, aidants, professionnels de santé et équipes EHPAD.

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Chutes personnes âgées : réponse rapide

En France, les chutes des personnes âgées restent un enjeu majeur de santé publique. En 2024, Santé publique France recense 174 824 hospitalisations et 20 148 décès en lien avec une chute chez les personnes de 65 ans et plus.

Les principaux facteurs sont l’âge, les troubles de l’équilibre, les médicaments, la baisse de vision, la faiblesse musculaire, les levers nocturnes et l’environnement. La prévention combine repérage du risque, activité physique adaptée, aménagement du lieu de vie et alerte rapide en cas de chute.

À retenir pour les familles et les équipes : une chute n’est presque jamais due à une seule cause. Pour réduire le risque, il faut agir à la fois sur la personne, ses traitements, ses appuis, sa chambre, son domicile et ses habitudes de déplacement.

Informations éditoriales

Contenu vérifié par Domalys

Cette page a été rédigée et vérifiée par l’équipe Domalys by LINET.

Elle s’appuie sur des sources publiques et sur les usages observés en EHPAD.

Dernière mise à jour : 29 juin 2026.

Base de référence

Tableau des données clés

Ce tableau résume les chiffres à retenir. Il sépare monde, France et établissements.

Indicateur Chiffre de référence Source Lecture utile
Décès liés aux chutes dans le monde 684 000 décès par an OMS Les chutes sont un enjeu sanitaire mondial.
Chutes nécessitant des soins médicaux dans le monde 37,3 millions par an OMS Les chutes graves mobilisent fortement les soins.
Hospitalisations liées à une chute chez les 65 ans et plus 174 824 en 2024 Santé publique France Le recours hospitalier reste élevé en France.
Décès en lien avec une chute chez les 65 ans et plus 20 148 en 2024 Santé publique France La mortalité augmente nettement avec l’âge.
65-79 ans ayant chuté dans les 12 derniers mois Près d’1 personne sur 5 Santé publique France La fréquence des chutes est déjà élevée avant 80 ans.
Coût annuel estimé des chutes en France Près de 2 milliards d’euros Santé publique France / Ministère La prévention a aussi un enjeu économique.
Résidents en établissement fin 2023 697 000 personnes DREES La population exposée en établissement est importante.
Résidents en perte d’autonomie en établissement 85 % en 2023 DREES La dépendance renforce les besoins de prévention.
Définition

Qu’appelle-t-on une chute ?

L’OMS définit la chute comme un événement involontaire. La personne se retrouve au sol ou à un niveau inférieur.

La chute peut survenir au domicile, dans la rue, en établissement ou en chambre EHPAD.

Sa gravité augmente avec l’âge. Le risque dépend aussi de l’état de santé et de l’environnement.

Monde

Statistiques mondiales

À l’échelle mondiale, les chutes sont la deuxième cause de décès par traumatisme involontaire.

L’OMS estime à 684 000 le nombre de décès annuels liés aux chutes.

Elle estime aussi 37,3 millions de chutes nécessitant des soins médicaux chaque année.

684 000 décès par chute chaque année dans le monde.
37,3 M de chutes nécessitant des soins médicaux.

Ces données donnent le contexte. Pour la France, il faut privilégier les chiffres nationaux récents.

France

Chiffres 2026 en France

Les chiffres 2026 les plus récents portent sur l’année 2024.

Santé publique France recense 174 824 hospitalisations liées à une chute chez les 65 ans et plus.

Le taux standardisé atteint 1 198 hospitalisations pour 100 000 habitants de 65 ans et plus.

Il progresse de 20,5 % par rapport à 2019.

La mortalité suit la même tendance. En 2024, 20 148 décès sont associés à une chute.

Le taux standardisé atteint 138 décès pour 100 000 habitants de 65 ans et plus.

Chambre EHPAD équipée pour sécuriser les levers nocturnes des résidents
En établissement, l’analyse doit descendre au niveau des chambres, des horaires et des levers nocturnes.
Profils exposés

Qui est le plus exposé ?

Le risque de chute augmente avec l’âge. La hausse devient très nette après 85 ans.

En 2024, le taux d’hospitalisation est 8,6 fois plus élevé chez les 85 ans et plus.

Le taux de mortalité est 29 fois plus élevé que chez les 65-74 ans.

Les chutes hospitalisées concernent plus souvent les femmes. La mortalité est proportionnellement plus élevée chez les hommes.

Fréquence

Combien de personnes chutent ?

En 2024, près d’une personne âgée de 65 à 79 ans sur cinq déclare avoir chuté.

Ces chutes sont survenues au cours des douze derniers mois.

Parmi elles, 40 % ont entraîné un recours aux soins.

Les estimations générales restent utiles. Elles ne remplacent pas les chiffres français publiés en 2026.

EHPAD

Chutes en EHPAD : données disponibles

Pour les chutes en EHPAD, il faut distinguer deux niveaux d’analyse.

D’abord, les données nationales décrivent les résidents. Ensuite, les établissements suivent leurs propres événements indésirables.

La DREES indique que 697 000 personnes vivaient ou fréquentaient un établissement fin 2023.

La moitié des résidents avait plus de 87 ans et 11 mois.

En établissement, 85 % des résidents étaient en perte d’autonomie.

Aucune source publique récente ne consolide toutes les chutes annuelles en EHPAD en France.

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Les bons indicateurs EHPAD : chutes nocturnes, récidives, blessures, délais d’intervention et chambres prioritaires.
Conséquences

Pourquoi les chutes sont graves ?

Une chute peut provoquer une fracture, un traumatisme crânien ou une hospitalisation.

Elle peut aussi entraîner une perte durable de mobilité.

Après une chute, la peur de retomber est fréquente. La personne marche moins.

Cette baisse d’activité peut accélérer la fonte musculaire, l’isolement et la dépendance.

Coût

Combien coûtent les chutes ?

Les chutes ont un impact direct sur la qualité de vie et le système de santé.

Le coût annuel est estimé à près de 2 milliards d’euros en France.

Le Plan antichute évoque 1,5 milliard d’euros pour l’Assurance maladie.

Causes et facteurs

Facteurs de risque à surveiller

Les chutes sont rarement dues à une cause unique.

Elles résultent souvent d’un cumul de facteurs de risques.

Il faut distinguer les risques de chute simples et les risques de chutes répétées.

Chaque besoin doit être précisé : marche, lever, nuit, toilettes ou transfert.

L’état de santé, les médicaments, l’équilibre et l’environnement doivent être analysés ensemble.

La consommation d’alcool, la sédentarité et les troubles de la marche peuvent aussi intervenir.

Une évaluation régulière permet de réduire le risque avant qu’un nouvel incident survienne.

Elle aide aussi à choisir des actions spécifiques, sans réponse standardisée.

  • Âge avancé et antécédents de chute.
  • Troubles de l’équilibre, de la marche ou de la vision.
  • Perte de force musculaire et troubles cognitifs.
  • Médicaments, psychotropes et polymédication.
  • Consommation d’alcool, dénutrition ou sédentarité.
  • Levers nocturnes, désorientation et obscurité.
  • Éclairage insuffisant, obstacles et assises mal réglées.
  • Diminution de l’activité, peur de tomber et perte de confiance.
Recommandations HAS

Approche recommandée par les professionnels de santé

La Haute Autorité de Santé formule une recommandation centrale : agir sur plusieurs facteurs.

Elle consiste à repérer la personne âgée à risque et à rechercher les causes possibles.

Les professionnels de santé évaluent l’état de santé, les traitements, la mobilité et l’environnement.

Le pied de la personne âgée doit aussi être observé. Le chaussage influence la stabilité.

Une prise en charge en pédicurie podologie peut être proposée selon le besoin.

Les actions doivent rester spécifiques au profil, à la chambre et aux habitudes de vie.

La pratique régulière d’exercices physiques adaptés reste un levier important.

Elle aide à limiter la perte d’équilibre, afin de maintenir la marche et la position debout.

01

Repérer

Demander si une chute est survenue dans l’année. Chercher les récidives.

02

Évaluer

Observer marche, équilibre, vision, traitements, chaussures et environnement.

03

Agir

Adapter les soins, les aides techniques, l’activité physique et la chambre.

Prévention

Prévention : leviers, outils et recommandations

Le Plan antichute des personnes âgées repose sur cinq axes.

Il vise le repérage, l’aménagement, les aides techniques, l’activité physique et la téléassistance.

Ces outils ne répondent pas tous au même besoin.

En EHPAD, ces leviers doivent être traduits en actions concrètes.

Le rôle de l’équipe est de réduire le risque sans restreindre inutilement l’autonomie.

Les équipes peuvent prioriser les levers nocturnes, les chambres à risque et les résidents récidivistes.

Les besoins spécifiques guident le choix : barres, éclairage, déambulateur ou détection automatique.

Les activités physiques adaptées complètent l’aménagement, surtout après une diminution de mobilité.

01

Repérer

Identifier les profils à risque, les antécédents et les situations répétées.

02

Aménager

Agir sur les obstacles, l’éclairage, les barres d’appui et les assises.

03

Alerter

Réduire le délai d’intervention quand la personne ne peut pas appeler.

Plan d’action concret

Prévenir les chutes des personnes âgées : actions prioritaires

Pour viser une prévention efficace, il faut transformer les recommandations générales en gestes simples. Le tableau ci-dessous aide à relier chaque risque à une action concrète et à un outil adapté.

Situation à risque Conséquence possible Action préventive Outil ou solution utile
Lever nocturne Perte d’équilibre, chute entre le lit et les toilettes Éclairer automatiquement le trajet et réduire les obstacles Veilleuse, chemin lumineux, détection de lever
Passage assis-debout difficile Déséquilibre, glissade, chute près du fauteuil ou du lit Adapter la hauteur d’assise et sécuriser les appuis Fauteuil stable, barre d’appui, aide au lever
Troubles de la marche Chutes répétées, perte de confiance, réduction des déplacements Évaluer la marche et maintenir une activité physique adaptée Déambulateur réglé, kinésithérapie, exercices d’équilibre
Salle de bain humide Glissade, fracture, traumatisme Sécuriser le sol et les points d’appui Tapis antidérapant, barre d’appui, siège de douche
Médicaments ou somnolence Baisse de vigilance, vertiges, chute au lever Faire réévaluer les traitements par un professionnel Bilan médical, revue de prescription, suivi régulier
Chute sans appel possible Délai d’intervention long, anxiété, complications Détecter rapidement l’événement et alerter l’équipe ou les proches Téléassistance, appel malade, détection automatique sans caméra
Priorité 1 : le lit et la nuit Analysez les levers nocturnes, le trajet lit-toilettes, l’éclairage et les obstacles au sol.
Priorité 2 : les récidives Un antécédent de chute doit déclencher une évaluation ciblée et des actions rapides.
Priorité 3 : les appuis Vérifiez les chaussures, les barres, le fauteuil, le déambulateur et la hauteur du lit.
Priorité 4 : l’alerte Quand la personne ne peut pas appeler, la détection automatique peut réduire le délai d’intervention.
Domicile

Chute de la personne âgée à domicile

À domicile, les chutes surviennent souvent lors des gestes simples.

Le trajet lit-toilettes, la salle de bain et les escaliers sont particulièrement sensibles.

Pour éviter les chutes, il faut réduire les obstacles et améliorer l’éclairage.

Des barres d’appui, des chaussures stables et une aide adaptée renforcent la sécurité.

Ces outils doivent répondre à des risques de chutes bien identifiés.

Un déambulateur peut aider, s’il est bien réglé et réellement utilisé.

Les proches jouent un rôle concret : observer, signaler et adapter le logement.

La personne âgée approche souvent le risque avec ses habitudes. L’environnement doit donc rester simple.

Conseils pratiques

Conseils pour limiter les risques de chute

Ces conseils ne remplacent pas une évaluation médicale ou paramédicale.

Ils aident surtout à repérer les situations où la personne peut tomber.

Le premier objectif est de réduire le risque sans enfermer la personne dans l’immobilité.

Un point particulier mérite attention : le passage assis-debout.

Ce moment concentre fatigue, déséquilibre, appui insuffisant et précipitation.

La bonne recommandation dépend donc du besoin réel et du contexte.

01

Sécuriser les appuis

Installer des barres d’appui, vérifier le fauteuil et régler le déambulateur.

02

Maintenir les activités

Proposer des exercices physiques adaptés afin de préserver l’équilibre.

03

Associer les proches

Expliquer les risques de chute et les gestes simples de sécurité.

Outils et besoins

Quels outils selon les risques de chutes ?

Le bon outil dépend du besoin observé.

Une personne qui tombe la nuit n’a pas le même besoin qu’une personne instable debout.

Les risques spécifiques doivent guider le choix de l’aide.

01

Appuis

Barres, fauteuil stable, hauteur adaptée et aide au passage debout.

02

Déplacement

Déambulateur, chaussures adaptées, sol dégagé et repères simples.

03

Alerte

Téléassistance, appel malade ou détection automatique selon le contexte.

Pour aller plus loin

Comprendre, prévenir et agir

Les chiffres mesurent l’ampleur du risque. Les guides Domalys aident ensuite à passer à l’action.

Sources officielles

Sources principales

Santé publique France

Hospitalisations et mortalité en lien avec une chute chez les 65 ans et plus. Données 2015-2024.

Consulter la source
Organisation mondiale de la Santé

Fiche repère mondiale sur les chutes : mortalité, soins médicaux, facteurs de risque et prévention.

Consulter la source
DREES

Enquête EHPA 2023 sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées.

Consulter la source
Ministère des Solidarités

Plan antichute des personnes âgées : axes de prévention, objectif national et coût estimé.

Consulter la source
Haute Autorité de Santé

Recommandations de bonne pratique sur la prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée.

Consulter la source
FAQ structurée

Questions fréquentes

Chutes personnes âgées : quels chiffres retenir en 2026 ?

En France, les données publiques les plus récentes portent sur 2024. Santé publique France recense 174 824 hospitalisations et 20 148 décès en lien avec une chute chez les personnes de 65 ans et plus. Ces données ont été publiées en mars 2026.

Quelles sont les conséquences des chutes chez les personnes âgées ?

Une chute peut provoquer une fracture, un traumatisme crânien ou une hospitalisation. Elle peut aussi entraîner une peur de retomber. La personne marche moins, perd en force et devient plus dépendante.

Que sait-on des chutes en EHPAD ?

Les données nationales décrivent bien les résidents en établissement. En revanche, il n’existe pas de chiffre public unique et récent sur toutes les chutes en EHPAD. Chaque établissement doit suivre ses propres indicateurs.

Quelles sont les causes fréquentes des chutes des personnes âgées ?

Les causes sont souvent multiples : troubles de l’équilibre, médicaments, baisse de vision, pathologies chroniques, faiblesse musculaire, chaussures inadaptées, obstacles, éclairage insuffisant ou lever nocturne mal sécurisé.

Comment prévenir les chutes des personnes âgées ?

La prévention combine repérage du risque, activité physique adaptée, révision des traitements, correction de la vision, chaussures stables, aides techniques, éclairage adapté et aménagement du domicile ou de la chambre.

Que dit la HAS sur les chutes des personnes âgées ?

La recommandation HAS repose sur une approche multifactorielle. Elle consiste à repérer les personnes à risque, puis à adapter les outils aux besoins spécifiques : état de santé, pied, chaussage, mobilité et environnement.

Comment éviter les chutes à domicile ?

À domicile, les priorités sont simples : retirer les obstacles, sécuriser les tapis, améliorer l’éclairage, installer des appuis, adapter les chaussures et organiser le trajet lit-toilettes. Le risque augmente surtout la nuit.

Pourquoi le risque de chute augmente-t-il avec l’âge ?

Le risque augmente avec l’âge car l’équilibre, la force, la vision et les capacités d’adaptation diminuent. Les maladies chroniques, les troubles cognitifs et la polymédication renforcent aussi le risque.

Un déambulateur réduit-il le risque de chute ?

Un déambulateur peut réduire le risque de chute s’il est adapté, bien réglé et accepté par la personne. Il doit être intégré à une évaluation globale : marche, équilibre, vision, traitements, environnement et sécurité des déplacements.

Quels outils aident à réduire les risques de chutes ?

Les outils utiles dépendent du besoin : barres d’appui, éclairage, déambulateur, fauteuil adapté, aide au lever, téléassistance ou détection automatique. Le choix doit répondre aux risques spécifiques de la personne.

Quels exercices aident à prévenir les chutes des personnes âgées ?

Les exercices les plus utiles travaillent l’équilibre, la force des jambes, le passage assis-debout et la marche. Ils doivent être adaptés à l’état de santé de la personne et, si possible, encadrés par un professionnel.

Pourquoi les chutes arrivent-elles souvent la nuit ?

La nuit combine plusieurs risques : obscurité, réveil incomplet, envie pressante, médicaments, désorientation et obstacles sur le trajet lit-toilettes. Un éclairage adapté et un chemin dégagé réduisent ce risque.

Quels conseils appliquer pour limiter les risques de chute ?

Les conseils principaux sont simples : retirer les obstacles, installer des barres d’appui, améliorer l’éclairage, maintenir des exercices physiques adaptés, sécuriser le passage debout et associer les proches au repérage du risque.

Parcours prévention des chutes

Poursuivre le parcours antichute

Passez de l’analyse du risque à la comparaison des technologies, puis au protocole et aux indicateurs.

Domalys

Structurer la prévention en EHPAD

Les chiffres donnent le cadre. L’établissement doit ensuite prioriser ses chambres, ses horaires et ses résidents à risque.

Domalys accompagne cette démarche avec une détection automatique sans caméra ni bracelet.

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