Déclencher
Le résident appuie volontairement sur le dispositif disponible.
Quand une alerte manuelle peut-elle échouer ?
L’appel malade permet au résident de demander volontairement de l’aide. Son efficacité dépend toutefois de quatre conditions : le dispositif doit être accessible, le résident doit pouvoir l’actionner, comprendre son usage et l’alerte doit être correctement transmise puis prise en charge par l’équipe.
Un appel malade classique repose sur une chaîne simple : le résident déclenche un bouton, une poire ou un dispositif porté ; le système transmet l’alerte ; l’équipe l’identifie, l’acquitte et intervient selon l’organisation de l’établissement.
Le résident appuie volontairement sur le dispositif disponible.
Le système achemine l’appel vers le terminal, le poste ou le professionnel prévu.
L’équipe doit savoir d’où vient l’appel et quelle réponse apporter.
L’organisation définit l’acquittement, l’escalade éventuelle et la traçabilité.
L'appel malade fonctionne lorsqu'un résident peut identifier son besoin d'aide, atteindre le dispositif et déclencher volontairement l'alerte. Or, une chute ne laisse pas toujours cette possibilité. En particulier la nuit, le résident peut être désorienté, douloureux, éloigné de la poire d'appel ou incapable d'appuyer.
L'enjeu est de le compléter dans les chambres ou situations à risque, avec une détection automatique capable d'alerter les équipes même lorsque le résident ne peut pas agir.
Dans une chambre d’EHPAD, le risque ne vient pas seulement de la chute. Il vient aussi du délai entre l’événement, sa détection et l’intervention de l’équipe.
En cas de chute en unité protégée, l’appel malade peut être insuffisant si le résident est désorienté, ne comprend pas le dispositif ou n’est pas en mesure d’appuyer volontairement sur un bouton.
L’appel malade repose souvent sur une action volontaire qui peut être impossible après une chute.
Une poire posée sur le lit, un bouton mural trop éloigné ou un médaillon non porté ne peuvent pas être actionnés depuis toutes les positions.
Après une chute, la poire d’appel ou le bouton mural peuvent devenir inaccessibles.
L’appel malade reste un socle indispensable en EHPAD. Le sujet n’est pas de le remplacer, mais d’identifier les situations où l’alerte volontaire peut ne pas être déclenchée : chute sans témoin, bouton hors de portée, désorientation, malaise, chute nocturne ou résident qui ne porte pas son médaillon.
Après une chute, la douleur, la confusion, la peur ou une perte de connaissance peuvent empêcher l’action volontaire.
Le dispositif peut être posé trop loin, tombé au sol, resté sur le lit ou inaccessible depuis la zone de chute.
Le dispositif peut être accessible sans être utilisé si le résident est confus, ne comprend pas la situation ou ne pense pas à appeler.
| Situation | Rôle de l’appel malade | Rôle d’une détection complémentaire |
|---|---|---|
| Demande d’aide volontaire | Permet au résident de solliciter les équipes lorsqu’il en a la capacité. | Non prioritaire si l’appel est accessible et bien utilisé. |
| Chute sans témoin | Peut rester muet si le résident ne déclenche pas l’appel. | Transmettre une alerte lorsqu’une situation anormale est détectée. |
| Lever nocturne | Intervient seulement si le résident appelle. | Sécuriser le lever par éclairage et alerte selon configuration. |
| Résident désorienté | Dépend de la compréhension et de l’usage réel du dispositif. | Limiter la dépendance à une action volontaire. |
Cochez les situations rencontrées dans votre établissement. L’outil aide à repérer les points faibles de la chaîne d’alerte manuelle avant d’envisager un complément automatique.
Cet outil ne remplace pas une analyse de terrain. Il aide à repérer les situations où l’appel malade classique peut être insuffisant.
La performance d’un appel malade dépend aussi de ce qui se passe après l’appui : routage vers le bon professionnel, identification de la chambre, acquittement, escalade si l’appel reste sans réponse et traçabilité selon les outils disponibles.
Définir qui reçoit l’appel selon l’unité, l’horaire et l’organisation de l’équipe.
Savoir qu’un appel a été vu ou pris en charge afin d’éviter les doublons ou les appels oubliés.
Prévoir ce qui se passe lorsqu’un appel n’est pas traité dans le délai défini par l’établissement.
L'appel malade reste pertinent pour les résidents capables de demander de l'aide. Il devient plus limité lorsque la chute ou le malaise empêche toute action volontaire.
| Situation terrain | L’appel fonctionne ? | Limite possible | Complément pertinent |
|---|---|---|---|
| Résident autonome qui appuie volontairement | Oui | Dépend de la capacité à identifier et signaler le besoin. | Appel malade classique. |
| Chute avec désorientation | Pas toujours | Le résident peut oublier ou ne pas pouvoir appuyer. | Détection automatique. |
| Bouton ou poire hors de portée | Pas toujours | Le résident ne peut pas atteindre physiquement le dispositif. | Repositionnement du dispositif ou complément automatique selon l’analyse. |
| Malaise ou perte de connaissance | Non | Aucune action volontaire n'est possible. | Solution environnementale non portée. |
| Bracelet non porté | Non | Oubli, refus, batterie, non-port ou dispositif hors de portée. | Solution sans bracelet. |
Le bon choix dépend surtout de la capacité du résident à déclencher une alerte, de l’accessibilité du dispositif, de l’intimité recherchée et de l’intégration avec l’organisation des équipes.
| Solution | Action du résident | Caméra | Dispositif porté | Chute sans témoin |
|---|---|---|---|---|
| Appel malade mural ou poire | Oui | Non | Non | Limitée si le résident ne peut pas appuyer. |
| Bracelet ou médaillon | Oui ou variable | Non | Oui | Dépend du port réel et de l’autonomie. |
| Caméra | Non | Oui | Non | Possible, mais sensible pour l’intimité. |
| Veille acoustique | Non | Non | Non | Pertinente selon les événements sonores détectés. |
| Radar ou capteur mural | Non | Non | Non | Pertinent selon la configuration de la chambre. |
| Aladin+® | Non | Non | Non | Prévention du lever, détection et alerte. |
Une solution complémentaire doit fonctionner sans geste du résident, préserver l’intimité et s’intégrer à l’organisation des équipes.
Aladin+® agit avant, pendant et après le risque : éclairage du lever, détection d’une situation anormale et alerte aux équipes.
Cette approche peut être étudiée lorsque l’alerte manuelle est insuffisante, lorsque la caméra est écartée ou lorsqu’un dispositif porté n’est pas fiable.
Il est préférable d’identifier les situations prioritaires avant d’équiper toutes les chambres.
Le bon équipement dépend d’un scénario d’alerte : bouton hors de portée, incapacité d’appuyer, usage non compris, dispositif porté non fiable ou besoin de préserver l’intimité.
Pour objectiver la décision, utilisez le calculateur du coût des chutes en EHPAD .
Les causes du lever nocturne — fatigue, obscurité, désorientation, trajet lit-toilettes ou nycturie — relèvent de la prévention. Elles sont traitées séparément dans notre guide sur les chutes nocturnes en EHPAD.
Lorsqu’un établissement souhaite compléter l’appel malade par une détection automatique, plusieurs montages peuvent être étudiés : fonds propres, programme d’investissement, location, CPOM, crédits non reconductibles, appels à projets ou expérimentation sur quelques chambres prioritaires.
Le référencement Resah peut faciliter et sécuriser l’achat pour les établissements éligibles, mais il ne constitue pas une subvention. Chaque dispositif doit être vérifié selon le cahier des charges, le calendrier, les dépenses éligibles et les crédits disponibles.
Un cadre d’achat référencé, sans financement automatique.
Des pistes à étudier selon les priorités territoriales.
Une solution pour lisser la dépense et avancer par étapes.
Un premier périmètre pour mesurer les résultats avant extension.
Analysez l’accessibilité du bouton, la capacité réelle à déclencher l’appel, la transmission aux équipes et les situations où un complément automatique peut être nécessaire.
Le résident déclenche volontairement un bouton, une poire ou un dispositif porté. Le système transmet ensuite l’alerte à l’équipe, qui l’identifie, l’acquitte et intervient selon l’organisation prévue.
Le bouton peut être hors de portée, le résident peut être incapable d’appuyer, inconscient, confus ou ne pas comprendre qu’il doit déclencher l’alerte.
Il faut d’abord revoir son positionnement et les usages réels. Lorsque l’accessibilité ne peut pas être garantie dans certaines situations, un complément automatique peut être étudié.
Le complément automatique ajoute une alerte qui ne dépend pas nécessairement d’un appui volontaire du résident. Il s’intègre au système existant plutôt que de remplacer l’appel malade.
Il faut définir qui reçoit l’alerte, comment elle est identifiée, acquittée, escaladée et tracée, puis tester le fonctionnement dans les conditions réelles de l’établissement.
Non. Aladin+® s’envisage comme un complément dans les situations où l’alerte manuelle peut ne pas être déclenchée.
Ces ressources complètent la réflexion sur les chutes sans témoin : solution non portée, comparatif des technologies, prévention, financement et organisation après chute.
Cette page a été rédigée et vérifiée par l’équipe Domalys by LINET pour aider les établissements à distinguer l’appel malade, les limites de l’alerte manuelle, la chute sans témoin et les solutions complémentaires de détection.
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