CHU de Poitiers : retour terrain sur Aladin et les chutes
Lorsqu’une chute survient en chambre, le délai avant la prise en charge devient un problème concret pour le résident et pour l’équipe de nuit.
Si leur prévention est essentielle, la détection des chutes en EHPAD et le délai d’intervention restent des facteurs souvent sous-estimés. Au sein du CHU de Poitiers, cette problématique a conduit les équipes à tester la lampe Aladin, décrite par le CHU comme un dispositif de détection des chutes doté d’intelligence artificielle. La génération actuellement proposée par Domalys est Aladin+®.
Ce que ce retour d’expérience démontre
Ce témoignage montre qu’un projet de détection de chute ne doit pas être traité comme un simple achat de matériel. Il doit relier quatre sujets : les chambres prioritaires, les levers nocturnes, l’alerte aux équipes et l’analyse des événements dans le temps.
Dans le cas documenté par le CHU, Aladin est utilisé en chambre avec un éclairage progressif au lever et une alerte transmise aux soignants après détection d’une chute. Les caractéristiques de la génération actuelle Aladin+® sont présentées séparément sur la page produit.
Le CHU de Poitiers identifie comme problème de départ le délai entre une chute en chambre et la prise en charge. Le projet vise précisément à réduire ce délai.
Les faits documentés par le CHU de Poitiers
- Le CHU de Poitiers a testé la lampe Aladin dans certaines chambres d’unités protégées à Montmorillon et Lusignan.
- Le projet vise à réduire le délai entre une chute en chambre et la prise en charge.
- Sur trois mois, Antonio Romano Coelho rapporte environ 70 chutes détectées et des interventions comprises entre 30 secondes et 3 minutes.
- La publication décrit un éclairage progressif au lever et une alerte sonore et visuelle transmise aux soignants lorsqu’une chute est détectée.
- Le CHU indiquait en novembre 2024 que l’étape suivante serait le déploiement sur ses autres sites médico-sociaux.
Enseignements pour choisir une solution
Ce retour d’expérience met en évidence un point central pour les établissements : la prévention doit être complétée par une organisation claire de l’alerte et de l’intervention. Lorsqu’une chute survient, le délai d’alerte, l’organisation de nuit et la capacité à intervenir rapidement deviennent déterminants pour la sécurité du résident et la sérénité des équipes.
Il montre aussi l’intérêt d’une solution sans caméra, pensée pour la chambre, associant éclairage automatique, détection et alerte, sans transformer l’espace privé du résident en zone de surveillance vidéo. Pour comparer les approches possibles, consultez aussi le comparatif des détecteurs de chute en EHPAD.
| Problème terrain | Enjeu pour les équipes | Réponse observée | Page Domalys utile |
|---|---|---|---|
| Chute nocturne ou chute sans témoin | Réduire l’incertitude et le temps passé au sol. | Alerte rapide transmise aux soignants après détection. | Détecteur de chute EHPAD sans caméra |
| Lever nocturne dans une chambre peu éclairée | Limiter la désorientation et sécuriser le trajet depuis le lit. | Éclairage progressif déclenché automatiquement au lever. | Éclairage nocturne EHPAD |
| Résident fragile ou avec antécédent de chute | Prioriser les chambres et situations nécessitant une vigilance renforcée. | Déploiement ciblé dans les chambres à risque et unités protégées. | Résident à risque en EHPAD |
| Besoin de structurer l’après-chute | Transformer l’alerte en action : intervention, traçabilité, analyse et prévention. | Intégration dans une organisation de prise en charge des chutes. | Protocole chute en EHPAD |
Détection des chutes : réduire le délai avant l’intervention
Malgré la vigilance des équipes, certaines chutes restent difficiles à anticiper, notamment la nuit ou dans les chambres individuelles.
Le principal enjeu identifié est clair : réduire le temps entre la chute et l’intervention des soignants. Cette réactivité conditionne la qualité de prise en charge, la sécurité du résident et l’organisation des équipes.
Dans de nombreux établissements, ce délai peut s’allonger en raison :
- des levers ayant lieu la nuit ;
- du manque de visibilité en chambre ;
- d’effectifs réduits la nuit ;
- d’une détection parfois tardive après une chute au sol.
Comme le souligne M. Coelho, ce point est déterminant dans la qualité de prise en charge. Il rejoint les enjeux détaillés dans notre article sur le coût des chutes en EHPAD.
Une solution testée dans le cadre d’un projet “EHPAD du futur”
Pour répondre à cet enjeu, le CHU de Poitiers a intégré la lampe Aladin dans son projet consacré à l’amélioration de la gestion des chutes.
Le dispositif a d’abord été testé dans plusieurs chambres d’unités protégées, avec un objectif précis : améliorer la détection des chutes grâce à un détecteur de chute pour EHPAD et sécuriser les déplacements des résidents.
Cette approche s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention des chutes en EHPAD, où la prévention en amont et la détection en temps réel doivent être pensées ensemble.
La publication du CHU présente deux objectifs distincts : sécuriser certains déplacements grâce à un éclairage progressif et réduire le délai de prise en charge lorsqu’une chute est détectée.
Comment fonctionnait Aladin dans le projet décrit par le CHU ?
La publication du CHU décrit Aladin comme une solution de détection des chutes en EHPAD installée dans la chambre. Le fonctionnement rapporté associe capteurs, éclairage progressif et transmission d’une alerte aux soignants.
La détection s’intègre dans un environnement de chambre qui doit rester cohérent avec les capacités du résident. La hauteur de sortie, la position de repos, le cheminement et les transferts doivent également être vérifiés. Notre guide sur le choix du lit médicalisé présente les critères à comparer en EHPAD.
Son fonctionnement repose sur deux mécanismes complémentaires :
Sécurisation des levers nocturnes
Dès qu’un résident se lève, une lumière progressive s’active automatiquement. Cette fonction est particulièrement utile lors des levers nocturnes en EHPAD, lorsque les repères visuels sont réduits.
Le CHU indique que cette lumière progressive a pour objectif de sécuriser les déplacements lorsque la luminosité de la chambre est trop basse. La publication ne fournit pas de mesure isolant l’effet de cet éclairage sur le nombre de chutes.
Le retour du CHU porte sur l'éclairage au lever et sur la détection des chutes. Pour distinguer ces fonctions des dispositifs spécifiques de signalement d'une sortie de lit, consultez notre comparatif des technologies de détection des levers nocturnes.
Détection intelligente des chutes
Le CHU indique que les capteurs détectent les chutes et qu’une notification sonore et visuelle est envoyée aux smartbadges des soignants.
Dans le dispositif décrit, l’alerte vise à raccourcir le délai de prise en charge. Le temps réellement gagné dépend de l’organisation de l’établissement, de la réception de l’alerte et de la disponibilité des équipes.
Des résultats concrets sur le terrain
Après plusieurs mois d’utilisation, les équipes du CHU de Poitiers observent des résultats mesurables.
Sur les trois derniers mois, nous avons détecté 70 chutes environ avec une intervention entre 30 secondes et 3 minutes.
M. Coelho, cadre de santé, EHPAD des Magnolias - CHU de Poitiers
Ces chiffres décrivent un retour d’usage dans un contexte précis. Pour distinguer taux de détection, chutes manquées, sensibilité et fausses alertes, consultez notre guide pour interpréter la fiabilité d’un détecteur de chute .
Ces chiffres documentent la réactivité observée dans ce déploiement précis. Ils ne donnent ni taux de détection, ni sensibilité, ni nombre de chutes manquées. Ils ne permettent donc pas, à eux seuls, de mesurer la performance globale du dispositif.
Pour transformer une alerte en action utile, la détection doit rester reliée à un protocole chute en EHPAD clair : sécurisation du résident, évaluation de son état, traçabilité, analyse des causes et prévention des récidives. Elle doit aussi prévoir le repérage de la peur de retomber lorsque le résident limite ses déplacements après l’événement.
Tester Aladin+ avant un déploiement plus large
Pour faciliter l’évaluation en conditions réelles, Aladin+ peut être étudié sous forme de location ou de phase de test selon les besoins de l’établissement.
Pour préparer cette étude, indiquez le nombre de chambres envisagé, les situations à détecter et les supports d’alerte utilisés. Définissez avec les équipes les points à observer : réception des alertes, prise en main, éclairage et organisation de la réponse. Les résultats rapportés au CHU de Poitiers restent propres à son contexte.

Ce que la source permet, et ne permet pas, de conclure
La publication du CHU qualifie la lampe de précieux allié la nuit lorsque les effectifs sont réduits. Elle ne publie toutefois pas d’enquête de satisfaction des équipes ni de mesure de charge d’alertes.
Le retour public du CHU ne fournit pas de taux de faux positifs ni de mesure de charge d’alertes. Ces éléments doivent donc être évalués séparément lors d’un essai dans l’établissement.
Le retour public ne permet pas d’affirmer que l’intelligence artificielle réduit les faux positifs ou la surcharge informationnelle. Pour un achat, ces critères doivent être demandés au fournisseur et mesurés pendant un essai sur le site concerné.
Le CHU indique que la lampe se révèle particulièrement utile la nuit lorsque les effectifs sont réduits. Cette observation est rattachée à son retour d’usage et ne constitue pas une garantie de résultat.
Cette amélioration de la réactivité rejoint les enjeux de QVCT en EHPAD : limiter l’incertitude, réduire la charge mentale et aider les équipes à intervenir au bon moment.
Éclairage au lever : ce que décrit le CHU
Le retour du CHU décrit également une fonction d’éclairage progressif lors du lever.
Selon la description du CHU, l’éclairage progressif s’active lorsque le résident se lève et que la chambre est insuffisamment éclairée. L’objectif annoncé est de sécuriser le déplacement.
La source officielle attribue à l’éclairage progressif un objectif de sécurisation des déplacements. Elle ne mesure pas, dans cette publication, un effet sur la peur de tomber, la durée de maintien de l’autonomie ou le nombre de chutes évitées. Ces résultats ne doivent donc pas être ajoutés au témoignage sans données complémentaires.
Cette logique s’inscrit dans une approche plus large d’autonomie et de confort des résidents en EHPAD. Le niveau de dépendance, souvent évalué avec la grille AGGIR, peut aussi guider les priorités d’équipement. Pour approfondir ce point, consultez notre guide sur le GIR en EHPAD. Pour croiser dépendance, charge en soins, chutes et organisation, vous pouvez aussi lire l’article sur la grille PATHOS en EHPAD.

Le déploiement annoncé par le CHU en 2024
Dans sa publication du 22 novembre 2024, le CHU indiquait que l’étape suivante serait le déploiement du dispositif sur ses autres sites médico-sociaux. Cette page ne transforme pas cette annonce en déploiement réalisé sans source plus récente qui le confirme.
Pour un établissement qui étudie aujourd’hui une solution, le point utile est de définir avant l’essai les chambres ciblées, les délais d’alerte à mesurer, les faux positifs, les événements manqués et la manière dont l’alerte s’intègre au protocole de prévention des chutes.
Mettre en place une solution de détection des chutes en EHPAD
Chaque établissement est confronté à des enjeux spécifiques en matière de chutes : niveau de dépendance des résidents, organisation de nuit, configuration des chambres, historique d’incidents et contraintes des équipes.
Ce retour documente un problème précis rencontré par le CHU : le délai entre une chute en chambre et sa prise en charge.
Avant un déploiement, l’établissement peut suivre des indicateurs simples : délai entre événement et alerte, délai entre alerte et intervention, nombre d’alertes pertinentes, faux positifs, événements non détectés, acceptabilité pour les résidents et charge de traitement pour les équipes.
Ce retour d’expérience illustre l’importance de réduire le délai entre la chute et la prise en charge. En amont, une méthode d’évaluation du risque de chute en EHPAD aide les équipes à repérer les résidents et les situations nécessitant une vigilance renforcée.
Pour replacer ce retour terrain dans une approche plus générale, consultez notre guide sur le détecteur de chute pour personne âgée.
Vous pouvez demander une démonstration ou réaliser une estimation du coût des chutes dans votre établissement.
Pour aller plus loin, découvrez le détecteur de chute Aladin+ pour EHPAD et consultez également un autre retour d’expérience avec Aladin+® à l’EHPAD de Gençay.
Source primaire du témoignage
CHU de Poitiers, « Des lampes magiques pour prévenir les chutes », 22 novembre 2024. Les chiffres et le verbatim attribués à Antonio Romano Coelho dans cet article sont limités à ce que cette source publique permet de vérifier.
À lire aussi sur la prévention et la détection des chutes
- Aladin+, détecteur de chute pour EHPAD - comprendre le fonctionnement de la solution.
- Comparatif des détecteurs de chute en EHPAD - comparer bracelet, caméra, radar, veille acoustique et lampe intelligente.
- Prévention des chutes en EHPAD - sécuriser les déplacements et limiter les situations à risque.
- Détection des chutes en EHPAD - comparer les solutions et enjeux de détection.
- Chutes nocturnes en EHPAD - comprendre pourquoi la nuit est un moment critique.
- Coût des chutes en EHPAD - mesurer l’impact économique et organisationnel.
- Évaluation du risque de chute en EHPAD - identifier les résidents les plus exposés et prioriser les actions.
- Protocole chute en EHPAD - structurer la conduite à tenir après une chute détectée.
- Récupération post-chute - repérer la peur de tomber et préserver l’autonomie après l’événement.
- GIR en EHPAD - adapter la surveillance selon le niveau de dépendance.
- Coupe PATHOS, PMP, GMP et GMPS - relier charge en soins, dépendance, profils de résidents et priorités d’équipement.
- Résident à risque en EHPAD - prioriser l’accompagnement des résidents fragiles sans restreindre inutilement l’autonomie.
- Éclairage nocturne EHPAD - prévenir les levers nocturnes à risque grâce à un éclairage automatique non intrusif.
- Autonomie et confort des résidents - préserver l’autonomie tout en sécurisant les déplacements.
- QVCT en EHPAD - améliorer les conditions de travail des équipes.
- Tous nos témoignages clients - consulter d’autres retours d’expérience terrain.
FAQ - Témoignage Aladin+ et prévention des chutes
Quel est l’intérêt d’Aladin+ pour un EHPAD ?
Aladin+ aide un EHPAD à améliorer la réactivité après une chute, surtout la nuit ou dans une chambre individuelle. La solution associe détection de chute, éclairage automatique au lever et alerte aux équipes. Elle ne remplace pas l’organisation soignante, mais elle apporte un signal plus rapide lorsqu’un résident tombe ou reste en situation critique.
Aladin+ remplace-t-il les soignants ?
Non, Aladin+ ne remplace pas les soignants. La solution sert d’appui pour détecter plus vite certaines situations à risque et transmettre une alerte. L’analyse clinique, la sécurisation du résident, la conduite à tenir après chute et la prévention des récidives restent pilotées par les équipes de l’établissement.
Pourquoi la détection sans caméra est-elle importante en EHPAD ?
La détection sans caméra permet de renforcer la sécurité sans transformer la chambre en espace de vidéosurveillance. C’est un point important pour l’intimité du résident, l’acceptation par les familles et le quotidien des équipes. Dans le cas d’Aladin+, la chambre reste un lieu privé, tout en bénéficiant d’une alerte en cas de chute détectée.
Ce témoignage suffit-il à choisir une solution de détection ?
Non, un témoignage terrain aide à comprendre les usages, mais il ne suffit pas à choisir une solution. Chaque établissement doit analyser ses chambres prioritaires, ses chutes sans témoin, son organisation de nuit, son protocole chute et ses objectifs de prévention. Le retour du CHU de Poitiers donne un repère utile pour cadrer cette réflexion.
Quelle différence entre prévention et détection des chutes ?
La prévention vise à réduire le risque avant l’événement : éclairage, aménagement, mobilité, accompagnement, évaluation du risque et adaptation du projet personnalisé. La détection intervient lorsqu’une chute ou une situation critique survient. Les deux approches sont complémentaires : prévenir autant que possible, puis alerter rapidement si l’événement se produit.
Aladin+ fonctionne-t-il avec une caméra ?
Non, Aladin+ est présenté comme une solution de détection de chute sans caméra. Le dispositif est installé dans la chambre pour détecter certaines situations à risque, déclencher un éclairage automatique au lever et transmettre une alerte aux équipes. Cette approche permet de concilier sécurité, réactivité et respect de l’intimité du résident.
Vous souhaitez tester Aladin+ dans votre établissement ?
Décrivez les chambres concernées, les levers nocturnes et l’organisation des alertes. Domalys pourra vous présenter Aladin+® et étudier un premier périmètre d’équipement avec vos équipes.